« Bienvenue dans ce carnet où le Nord murmure avant de se montrer. Depuis les soleils de mai jusqu’aux brumes du Cap Nord, chaque page naît de la lumière du moment. À bord du Destrier, qui gronde, rit ou proteste selon l’humeur de la route, nous sommes Madame Klara et Monsieur Génie et voyageons avec nos amis Cigo, Cigai et Appolon — Cigo rappelant souvent, d’un air entendu : “Rien ne presse, flairons d’abord ce que le vent raconte.”Sur les pistes silencieuses, quelques fois des élans surgissent, traversent la route sans prévenir, comme des ombres bienveillante, des oiseaux inconnus tracent des signes que nous ne savons pas encore lire, et parfois le philosophe "La Grue " nous confie : “Les paysages ne se dévoilent qu’à ceux qui ralentissent.” Entre histoires des pays traversés, drôleries de nos compagnons, rencontres humaines lumineuses, photos et images virtuelles, ce voyage se découvre comme un monde parallèle — à la fois réel, sensoriel et un peu magique. Un voyage où l’on ne sait jamais si l’on lit un journal, un conte, un carnet de route ou un rêve éveillé.» Klara et Génie.
L’échappée de Klara & Génie : Chapitre SUÉDOIS 2018
Dernière nuit au Danemark – Slagelse
Mai 2018 – 72 029 km au compteur
Le beau temps nous accompagne depuis le départ. Cela nous surprend un peu : il fait chaud à l’intérieur du motor-home… 29°C ce jour-là. À Slagelse, nous passons notre dernière nuit au Danemark, dans une ferme d’agriculteurs céréaliers. Les propriétaires ne sont guère aimables, mais la longère est belle, avec une petite basse-cour. Un vrai petit bijou que cette ferme.
L ‘Echappée de Klara & Génie
🖋️ Monsieur Génie : Brin d’histoire – Slagelse et les Vikings
« Savais-tu que tout près d’ici se dresse Trelleborg? C’est l’une des forteresses circulaires les plus importantes de l’âge Viking, construite vers 980 par le roi Harald à la Dent Bleue. À l’époque, on raconte qu’il a fallu abattre la moitié des chênes de l’île pour ériger ses remparts et ses maisons longues. En nous endormant dans notre ferme céréalière, j’avais l’impression d’entendre encore le murmure de ces guerriers qui surveillaient le Grand Belt. »
Le lendemain, après le traditionnel petit déjeuner, nous rejoignons Elseneur (Helsingør), où nous arrivons vers midi.
Elseneur – Le théâtre de l’Histoire
Le temps d’acheter notre billet, et nous voilà prêts à embarquer. Elseneur n’est pas qu’un port ; c’est la gardienne du détroit. Pendant plus de 400 ans (1429-1857), les rois danois y ont prélevé le « Péage du Sund » sur chaque navire passant vers la Baltique. Si quelqu’un refusait de payer, les canons du château de Kronborg — le célèbre château de Hamlet pour Shakespeare — étaient prêts à faire feu.
C’est un ferry de la compagnie Scandlines (Oresundslinjen) qui nous conduit d’Elseneur à Helsingborg. La traversée est rapide, à peine 20 minutes pour franchir le détroit.
🖋️ Monsieur Génie : Brin d’histoire – La mer calme
« Nous avions quitté le Danemark comme on referme une porte familière. Autour de nous, les silhouettes des passagers se faisaient silencieuses, face à la masse imposante de Kronborg qui s’éloignait. Cigo scrutait l’horizon avec une concentration scientifique, tandis que Cigai suivait les reflets du soleil sur l’eau. Elles sentaient qu’on entrait dans un pays où le silence est d’or. »
Helsingborg – Porte de la Suède
Lorsque le transbordeur accosta, la Suède nous accueillit sans emphase. Helsingborg nous attendait avec sa tour Kärnan, dernier vestige d’une forteresse médiévale du XIVe siècle. Jusqu’en 1658, cette ville était encore danoise, avant d’être cédée à la Suède par le traité de Roskilde après des guerres incessantes.
Le motor-home s’était avancé en marche arrière comme un vieux Destrier, porteur de nos rires et de nos cartes froissées. Et là-bas, sur l’autre rive, Helsingborg nous attendait.
Deux cigognes dansaient dans le ciel, comme si elles nous reconnaissaient. L’une tournait en cercles au‑dessus du port, l’autre, posée sur un toit de tuiles rouges, nous regardait arriver. Elles étaient là, comme un signe, comme une bénédiction. Bien sûr, c’étaient nos cigognes : Cigo et Cigai. Elles nous observaient sortir du transbordeur, se demandant comment nous pouvions réaliser une telle prouesse : conduire le motor‑home en marche arrière.
🌟 Cigo et le vol en marche arrière
Cigo observant avec insistance la marche arrière du Le Destrier, s’était mis en tête d’en faire autant. Cigo s’était mis à tenter de voler en marche arrière… Cela lui était impossible.
Mais Cigo, têtu comme seul un oiseau amoureux peut l’être, recommença. Une fois. Deux fois. Trois fois. À chaque tentative, il battait des ailes à l’envers, persuadé qu’il finirait par maîtriser ce mystérieux « vol en marche arrière » que les humains semblaient accomplir avec leur motor‑home.
Mais rien n’y faisait : il perdait l’équilibre, retombait sur son arrière‑train, et quelques plumes s’envolaient doucement autour de lui, comme des confettis involontaires. Cigai, qui observait la scène depuis le toit de tuiles rouges, finit par secouer la tête. Elle descendit d’un pas léger, s’approcha de lui et, d’une voix où se mêlaient tendresse et exaspération, lui souffla :
— Cigo… arrête donc tes acrobaties. Tu perds des plumes, tu t’abîmes les ailes… et surtout, mon cœur, tu es une cigogne. Pas un motor‑home. De plus, tu te montres stupide. Pour une cigogne, cela ne se fait vraiment pas. C’est indigne. Et regarde autour de toi : tous ces humains sont en train de rire et de te filmer… Ils vont te poster sur Facebook, Instagram, même sur Twix. Cigo écarquilla les yeux.
— Ah non ? Tu penses qu’ils vont oser poster mes acrobaties sur ces réseaux sociaux ? — Bien sûr qu’ils vont le faire, répondit Cigai. Et sans ton accord.
— Ah tu penses vraiment ? Mais alors… je vais devenir célèbre ! Il va falloir que ces réseaux me paient ! Sinon ! Sinon !
Cigai soupira. — Sinon quoi, mon petit coco ?
— Je porte plainte.
— Toi ? Porter plainte ? Tu n’as ni passeport, ni le moindre document administratif comme les humains. Mon pauvre Cigo… tout cela est en train de te monter à la tête. Oublies‑tu que nous sommes des oiseaux ?
Cigo, encore tout fier de son idée de devenir célèbre, se redressa pour lisser ses plumes éparpillées. Mais avant qu’il ne puisse reprendre son envol maladroit, une ombre s’approcha. Appolon, sûr de lui, s’assit et les observa un moment, la tête droite et fière, l’air de se demander quel spectacle insensé il venait de voir.
— Qu’est‑ce que tu fabriques encore, Cigo ?
On t’entend tomber depuis l’autre bout du port. Cigo ouvrit le bec pour répondre, mais deux silhouettes familières arrivèrent en trottinant :
Monsieur Génie et Madame Klara. Ils avaient vu la scène depuis le quai et s’étaient précipités, inquiets pour leur ami.
Génie s’approcha doucement :
— Cigo… ça va ? On t’a vu tomber plusieurs fois. Tu ne t’es pas fait mal ? Klara, plus directe :
— Pourquoi essayes‑tu de voler en arrière ? Aucun oiseau ne peut faire ça.
Cigo, un peu vexé mais encore gonflé d’orgueil, répondit :
— Je voulais juste montrer que moi aussi, je pouvais faire comme les humains avec leur motor‑home. C’est tout. Madame Klara sourit.
— Aucun oiseau ne peut voler en arrière… sauf un minuscule acrobate des Amériques : le colibri.
Une Rencontre Inattendue au Jardin
Alors que le printemps s’annonce doucement, un visiteur miniature a fait une entrée remarquée. Entre deux battements d’ailes invisibles, ce petit colibri est venu saluer nos majestueuses Cigo et Cigai.
On pourrait croire qu’avec leur stature, elles l’auraient ignoré, mais c’est tout le contraire ! J’aime imaginer mes deux cigognes, un peu curieuses, se penchant pour écouter ce minuscule messager. Peut-être leur donne-t-il des conseils de navigation ou leur raconte-t-il la saveur sucrée des premières fleurs du jardin ?
Dans ce petit monde que je prépare, la taille n’a pas d’importance : seule compte la magie de l’instant.
Confidences entre plumes : le colibri murmure les secrets des fleurs aux géantes du ciel. »
Cigo protesta : — Pourquoi un petit colibri peut voler en arrière et pas moi ? Ce n’est pas juste du tout ! Génie échangea un regard avec Klara.
Elle expliqua avec douceur :
— Si les oiseaux ne volent pas en arrière, ce n’est pas par manque de courage. C’est simplement que vos ailes ne sont pas faites pour ça. Vous avancez, vous planez, vous montez, vous descendez… mais reculer, ce n’est pas dans votre nature.
Le colibri, lui, possède une mécanique d’ailes unique au monde : il bat ses ailes en forme de ∞, un huit. Ce mouvement lui permet de créer de la portance dans toutes les directions. Toi, mon petit Cigo, tu as d’autres qualités : tu es haut sur pattes, élégant, majestueux.
Elle ajouta, avec un sourire tendre :
— Tu sais, même nous, les humains, nous ne faisons que quelques pas en arrière. Et même avec le motor‑home, nous ne reculons que de quelques mètres pour rectifier la trajectoire. Pas plus.
Puis, d’une voix douce :
— Mais tu sais quoi ? C’est bien que tu aies essayé. Au moins, tu as découvert par toi‑même. Et ça, c’est tout à ton honneur.
Cigai hocha la tête, soulagée que quelqu’un d’autre prenne le relais.
— Voilà. Tu vois, mon coco ? Tu n’as rien à prouver. Tu es une cigogne, et une très bonne cigogne. Pas besoin de voler en arrière pour être exceptionnel. Cigo baissa un peu les ailes, touché malgré lui.
— Vous croyez vraiment ? Apollon, qui n’était pas du genre à s’attendrir, conclut d’une voix grave :
— Bien sûr. Et puis… si tu veux devenir célèbre, il y a d’autres moyens que de tomber sur ton arrière‑train devant tout le port. Cette fois, même Cigo éclata de rire.
HELSINGBORG
–Après les rires, les explications et les plumes encore en suspension, le petit groupe reprit doucement ses esprits. Cigo, un peu penaud mais le cœur plus léger, secoua ses ailes pour remettre un semblant d’ordre dans son plumage.
Cigai lui donna un petit coup de bec affectueux, comme pour sceller la fin de l’épisode. Madame Klara remonta dans le motor‑home. Monsieur Génie vérifia une dernière fois les sangles, les portes d’armoires et les tiroirs pour s’assurer qu’ils étaient bien verrouillés. Apollon, fier comme un capitaine de navire, sauta à bord d’un bond déterminé. Le voyage pouvait continuer. Le temps de prendre notre repas, et déjà nous poursuivions la route vers Falkenberg
Cigo et Cigai, calmées par leur séance d’acrobaties aériennes, observaient en silence. Elles entraient en Suède à leur manière : avec leurs ailes, leur curiosité, et cette façon unique de transformer chaque instant en aventure.
Route vers Falkenberg
Ses petites maisons d u vieux quartier de Falkenberg.
Nous arrivons à Falkenberg à 15 h 30. Une ville de bord de mer réputée pour ses maisons en bois colorées des XVIIIe et XIXe siècles (Gamla Stan) et sa pêche au saumon dans la rivière Ätran, une tradition qui attire les pêcheurs du monde entier depuis l’époque des Vikings.
Les Incontournables de la Table Suédoise
Le Fika (La pause sacrée) : Bien plus qu’un simple café, c’est une institution sociale. On le déguste toujours accompagné d’un Kanelbulle (brioche à la cannelle) ou d’un Chokladboll. C’est le moment où l’on s’arrête pour discuter, exactement comme votre « parenthèse » à Mellan Fryken.
Le Smörgåsbord : Ce célèbre buffet qui offre une variété incroyable de plats froids et chauds. La règle d’or ? On commence toujours par le poisson (hareng, saumon), puis la charcuterie, avant de passer aux plats chauds.
Les Köttbullar : Les fameuses boulettes de viande. Pour être authentiques, elles doivent être servies avec de la purée, une sauce brune et surtout de la confiture d’airelles (le fameux mélange sucré-salé que les Suédois adorent).
Le Gravlax : Ce saumon mariné au sel, au sucre et à l’aneth. C’est le goût même de la mer du Nord.
Le Knäckebröd : Ce pain craquant (souvent au seigle) que l’on trouve dans presque tous les foyers. Il se conserve longtemps, ce qui devait être bien pratique pour vos provisions en camping-car !
La « Tentation de Jansson » (Janssons frestelse) : Un gratin de pommes de terre, d’oignons et de petits anchois marinés. Un plat réconfortant qui réchauffe après une journée au grand air.
Vous pourriez ajouter ce clin d’œil :
« En Norvège et en Suède, nous n’avons pas seulement nourri nos yeux de paysages ‘musées’, nous avons aussi découvert que le bonheur se trouvait dans une tasse de café partagée (le Fika) ou dans la douceur acidulée d’une baie d’airelle cueillie au bord du chemin. »
En cherchant un distributeur, nous rencontrons une maman et son fils originaires du Congo, installés ici depuis dix ans. Ils nous guident avec gentillesse. Klara en profite pour remplir une petite bouteille de sable suédois. Mais la nuitée en bord de mer est interdite. Nous finissons sur un parking d’hypermarché jusqu’à 5 h du matin.
Säffle – Le paradis au bord du lac Vänern
Le 14 mai, nous rejoignons Säffle. Fait insolite : Säffle est la plus jeune ville de Suède, n’ayant reçu son statut de « cité » qu’en 1951! La légende veut que le chef viking Olof Trätälja s’y soit installé jadis.
14 mai 2018, nous nous rendons à Sâffle (Sud du lac de Vânersborg, où nous faisons une pause le temps de déjeuner. C’est à 14h que nous poursuivons notre route, et cherchons un camping où il nous sera possible de passer la nuit, et faire nos lessives. Les campings sont très nombreux le long du lac, cela nous surprend dans un pays où il ne doit pas faire trop chaude
Madame Klara se rend à l’accueil, avec les documents administratifs. salue l’hôte d’accueil, se présente, l’informe qu’ elle est française, et lui demande :
— Parlez-vous français ? — No ! — Allemand ? — No, English !
Elle ne put s’empêcher de plaisanter. Alors sur un ton humoristique .
I m speak a little English, good Deutsch, very good French !
Avec son anglais très basique, elle arrive tant bien que mal à se faire comprendre.
Klara lui montre sa carte ACCIS, qui permet une petite réduction hors saison.
Klara lui demande en montrant la carte : This is OK? Il répond sèchement, avec dédain en montrant la poubelle :
— No ACCIS
Pour obtenir cette carte, il faut acheter le livre « ACCIS » qui est très pratique pour les voyageurs. On y trouve de très nombreuses informations, et une longue liste ; non exhaustive, de lieux de loisirs ; d’hôtel de plein air. Avec toutes les coordonnées.
Klara explique du mieux possible qu’elle aimerais connaître les tarifs pratiqués dans ce camping, et la possibilité d’y passer la nuit.
Pour donner suite à ce bref échange, il lui remet un flyer sur lequel figure les informations dont ils avons besoin. Les tarifs pratiqués, les choses interdites et autorisées.
Il m’explique de son mieux qu’elle ne sert à rien et qu’il faut acheter une autre carte, sans laquelle il nous sera impossible d’y passer la nuit, cette carte nous permettra d’accéder à tous les campings européens.
Il nous propose la carte : La carte « Key »!Donc avec un wenig d’allemand, A little bit of English, mélangé de français, nous comprenons que pour accéder au camping nous sommes obligés d’acheter la carte « KEY » qui nous coûtera 160 Kr, additionnons à cela 2 nuitées, à 150 Kr l’une, payable d’avance ;
Cela s’élève à 460 Kr. Les 2 nuitées avec accès dans ce camping, le droit d’accès aux sanitaires, cuisine, lave-linge et sèche-linge. Sachant qu’habituellement 1 lessive, et séchage nous coûte dans d’autres camping entre 6 € et 10€. Nous achetons ce « Sésame » qui avec la nuitée, nous coûtera 460 Kr. Dans ce tarif sont inclus, l’électricité, internet, et avec l’aide d’un mot de passe ; l’accès aux sanitaires, à la cuisine et à la buanderie équipée de lave-linge, et sèche-linge.
L’hôte du camping refuse notre carte ACSI et exige la Key Card (Camping Key Europe), indispensable ici. Malgré les 460 Kr, la vue sur le lac Vänern — l’un des plus grands d’Europe — est un vrai paradis.
🌲 Nature et confidences
C’est ici que pousse le plus vieil arbre du monde : un épicéa commun âgé de plus de 9 500 ans sur la montagne de Fulufjället. Alors que nous profitons du soleil, Cigo et Cigai inquiètent viennent vers nous.
Monsieur Génie : Que se passe -til Cigo ? Cela ne va pas ?
Cigai prend la parole : C ‘est que nous ne voulions pas vous déranger, doucement nous montons vers le nord, et il va faire de plus en plus froir, peut-être plus de pluie, de l’humidité, du vent.
Cigo : Le temps ne sera pas bon pour notre santé, nous ne supportons ni le vent , ni le froid et encore bien moins la pluie.
Madame Klara : C est vrai ce que vous nous dites. Justement nous en parlions de cela.
Monsieur Génie : Et il y a deux solutions : soit vous rentrez chez en Alsace, soit vous restez ici jusqu’à a notre retour.
Madame Cigai : E t il y a une troisième possibilité /
Cigo et Cigai : Tout excités. La quelle ? Dites nous vite, quelle est cette autre possibilité ?
Monsieur Cigo : Dans deux ou trois jours nous serons à Kongsvinger, là-bas il y a un garage de Motor-home, et ils vendent aussi des remorques. Nous leur avons téléphoné tout à l’heure et ils nous en propose une suffisamment haute pour vous accueillir . Qu’en pensez-vous ?
Appolon : Ce doit être cher cette remorque, et puis il faut installer des trous-toilettes. E tpusi il faudra mettre beaucoup de paille.
Monsieur Génie : Oui Appolon tu as raison. Ils vont nous aménager la remorque avec deux trou-toilettes et une grosse boette de paille, avec un bon couvercle, isolant. Ils vont également insérer une fenêtre pour que vous ne soyez pas dans l’obscurité les cigognes.
Cigo et Cigai : C ‘est quoi des trous toilettes, nous ne connaissons pas cela dans le ciel. à votre taille. du froid norvégien. Génie révèle son plan : une remorque avec paille et « trous-toilettes » pour 22 000 €. Apollon est scandalisé.
Le Destrier et Appolon : Cela va couter très cher. Ils manquèrent tomber sur leur arrière train.
Madame Klara et Lonsieur Cigo/ Cela coutera environ 2200€.
Le Destrier et Appolon : Quoi ? 22000 e Là ils ont failli perdre connaissance . Pour peuil aurait fallu faire venir les secours.
Cigo et Cigai confus : Vous allez vraiment pouvoir nous financer cela ? Nous en sommes désolés de vous créer des dépenses supplémentaires.
Madame Klara et Monsieur Génie : Ne vous inquiétez pas les cigognes cela ira.
🖋️ Monsieur Génie : Brin d’histoire – Le gardien ancien
« Au bord du lac Vänern, j’ai repensé à l’histoire du lac gardien. On dit qu’autrefois, il fit monter une brume si dense pour protéger un enfant perdu que les loups durent reculer. Le lac écoute ceux qui savent regarder. »
Sunne et le lac Mellan Fryken
Le 15 mai, route 42 vers Sunne, dans le Värmland. Cette terre est imprégnée de la magie de Selma Lagerlöf, première femme Nobel de littérature, qui a grandi tout près, à Mårbacka. C’est elle qui a écrit Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, un récit qui résonne étrangement avec le nôtre. Le lac Mellan Fryken scintille comme un miroir.
🖋️ Monsieur Génie : Brin d’histoire – La parenthèse
« À Mellan Fryken, les cigognes s’étaient tues, sentant qu’il fallait chuchoter devant tant de beauté. Ce lieu vous accueille sans un mot, comme un vieil ami. »
16 mai — La pluie, le froid et le garage étonné
En route vers Kongsvinger, le thermomètre chute de 29°C à 10°C. Cigo et Cigai, frigorifiées, frappent à la porte. Nous les installons dans le salon du Destrier.
🛠️ L’anecdote du garage
Arrivés en Norvège, nous nous rendons au garage de camping-cars pour la fameuse remorque. Le mécanicien, habitué aux porte-vélos, nous regarde avec des yeux ronds comme des soucoupes quand Monsieur Génie lui demande de percer deux « trous-toilettes » précis dans le plancher pour les oiseaux. — « For birds? You are serious? » bafouille-t-il en scandinave. Face à notre sérieux imperturbable et à la vision des deux cigognes attendant dignement leur demeure, il s’exécute, persuadé d’avoir affaire aux voyageurs les plus excentriques de toute l’Europe. Les cigognes, elles, supervisent les travaux avec une exigence de reine.
🖋️ Monsieur Génie : Brin d’histoire – Kongsvinger
« Savais-tu que la forteresse de Kongsvinger, que nous apercevons, a été bâtie dans les années 1680 pour protéger la Norvège des invasions… suédoises ? Aujourd’hui, elle nous regarde passer, nous qui venons de franchir la frontière comme une simple route, sans barrière, redevenus une petite famille soudée contre la pluie. »
🇳🇴 La frontière
À 18 h, nous arrivons au camping Songnabben de Sagstua. Nous avons parcouru 329 km. Le compteur affiche 72 328 km. La Norvège s’ouvre : forêts profondes et lacs aux reflets d’acier. Nous quittions la Suède apaisés, prêts pour les terres rudes du Nord.
« Neumünster nous échappa, comme une page qu’on n’ose pas écrire. Nous avions rêvé de la découvrir, mais le voyage nous entraîna ailleurs. » Plus pécisément à Leck.
“Leck : détour vers l’inattendu”
A Leck nous nous sommes arrêtés sur une immense aire de service pour camping-car, proche également d’une piscine, entourée de très haut murs, les emplacements très bien délimités avec eau et électricité.
“Leck : détour vers l’inattendu”
Mais voilà que les plans changent. À cause de travaux importants près de l’aire de service, proche d’une piscine aux reflets chlorés, l’équipage doit bifurquer.
Leck devient la destination.
Appolon (inquiet) : « Ils préparent la place pour les touristes classiques… Et nous, alors ? »
Cigo (souriant) : « Les voyageurs ne cherchent pas les places préparées. Ils trouvent celles qui les appellent. »
Et Leck, justement, les appelle. Une petite ville aux toits bas, aux chemins de traverse, où l’on peut encore entendre le vent dans les peupliers. Pas de foule, pas de programme. Juste un espace pour improviser.
Klara : « Nous ne sommes pas des touristes. Nous sommes des témoins. Des passants qui laissent des traces invisibles. »
Le Destrier se gare près d’un vieux moulin. Appolon s’installe sur un banc en bois. Les cigognes, fidèles, s’installent sur le toit.
Et Klara commence à écrire.
Leck nous nous sommes arrêtés sur une immense aire de service pour camping-car, proche également d’une piscine, entouré de très haut murs, les emplacements très bien délimités avec eau et électricité, une entrée sécurisée. La présence de 3 autres campings caristes, nous encourageaient à y passer la nuit, nous avions échangé avec eux et ainsi glané quelques informations pour le parcours suivant.
Le lendemain nos trois voisins de nuit nous avaient déjà quitté… Nous avons décidé avec Monsieur Génie et notre équipage à nous rendre vers le centre-ville réaliser quelques photos.
Nous quittons momentanément cette aire de camping-car, et partons à pied à la découverte de cette belle ville que semble être LECK.Appolon à la laisse tenue par Monsieur Génie, les cigognes volent de toit en toit, et moi-même équipée de mon sac à dos contenant une bouteille d’eau une pomme, le smartphone et un petit carnet et un stylo.
Leck
en direction
de Niebüll
Dans ma main mon appareil à photo. J’appuie sur le bouton pour que le feu devienne rouge et simultanément, d’un coup sec j’interpelle sur un ton impérieux. GENIE ! GENIE ! Monsieur Génie Stupéfait, semblant venir d’un autre monde sans doute cela de la nature qu’il observait, soudainement m’aperçoit. Dans la foulée, mon poursuivant opéra un demi-tour sec il se sauva, empruntant une rue adjacente.
Que voulait-il ? Qu’importe mon appel a suffi pour le faire fuir, Monsieur Génie prit subitement conscience, qu’il y avait un réel risque.
Aussitôt, en colère, je demandais à Monsieur Génie de retourner l’aire de service. Celle-ci bien qu’entourée de hauts murs à côté de la piscine, et sécurisée Je ne me après cette désagréable expérience, je ne me sentais plus en sécurité. De plus, il n’y avait plus personne. Nous nous trouvions seuls dans une très grande aire de service, qui semblait pourtant avoir été sécurisée.
Comme « Le destrier était prêt à partir, le temps que chacun d’entre nous s’installe dans « Le Destrier » nous lui demandions de nous conduire à Niebüll.
Le Destrier » bien que ne sachant pas ce qui s’était passé, il semblait comprendre, ne serait-ce qu’à notre voix, qu’il s’était passé quelque chose de grave.
5 mai 2018 72029km/compteur. Le beau temps nous accompagne depuis le départ. Cela nous surprend un peu. Il fait chaud à l’intérieur// 29° ce jour-là, en Suède.
A Slagelse, nous passerons notre dernière nuit du Danemark dans une ferme d’agriculteurs céréaliers, guère aimable avec une petite bassecour, la nuitée s’élève à 10 Kr avec accès aux sanitaires, eau et électricité. C’était une belle ferme style longère.
Le lendemain après le traditionnel petit déjeuner nous quittons cette ferme, cette commune pour Elseneur où nous sommes arrivés vers midi, Le temps de nous rendre à l’accueil, acheté notre billet, et nous voilà prêts à embarquer pour la Suède, qui ne saurai tarder à nous ouvrir les routes suédoises, nous présenter ses merveilleux paysages, lacs, rivières et forêts de pins de sapins. Sans parler de nombreuses scieries tout le long de la route ; qui nous accompagnerons jusqu’en Norvège.
C’est un ferry Scandlines qui nous y conduira à Elseneur Grononnhave Helsingborg. Et voilà que nous nous retrouvons en Suède en deux temps trois mouvements. Autres pays autres mœurs. Nous arrivâmes en Suède 30 mn plus tard.
Et voilà que nous y sommes en deux temps trois mouvements.
La traversée :
Nous avions douté. Le souvenir était flou, comme un reflet sur l’eau. Où avions-nous embarqué ? Où avions-nous touché terre ? Mais les tickets, retrouvés dans un tiroir de la mémoire, ont parlé : Helsingør–Helsingborg. Un souffle court, vingt minutes à peine, mais un monde entre deux rives.
Le motor-home s’était avancé comme un vieux Destrier, lentement, avec cette dignité des choses qui ont vu du pays. Il montait sur le transbordeur, non pas comme un simple véhicule, mais comme un personnage à part entière — porteur de nos silences, de nos rires, de nos cartes froissées.
HELSINGBORD
Et là-bas, sur l’autre rive, Helsingborg nous attendait. Deux cigognes dansaient dans le ciel, comme si elles nous reconnaissaient. L’une tournait en cercles au-dessus du port, l’autre, posée sur un toit de tuiles rouges, nous regardait arriver. Elles étaient là, comme un signe, comme une bénédiction. Ce sont bien entendus nos cigognes Cigo et Cigai.
Elles nous observaient sortir du transbordeur, se demandant comment nous pouvons réaliser une telle prouesse ! Conduire le motor-home en marche arrière.
Rappel :
Il est strictement interdit de la capturer, de la détenir, de la blesser ou de la perturber.
La destruction de ses œufs ou de ses nids est également interdite.
La détention d’un animal sauvage est soumise à une réglementation très stricte (notamment l’obtention d’un Certificat de Capacité).
Toute tentative de détenir une Cigogne blanche constitue une infraction grave au Code de l’Environnement.
Cigo s’est mis a tenté de voler en marche arrière…cela lui était impossible. Cigo, têtu comme seul un oiseau amoureux peut l’être, recommença. Une fois. Deux fois. Trois fois. À chaque tentative, il battait des ailes à l’envers, persuadé qu’il finirait par maîtriser ce mystérieux « vol en marche arrière » que les humains semblaient accomplir avec leur motor-home. Mais rien n’y faisait : il perdait l’équilibre, retombait sur son arrière‑train, et quelques plumes s’envolaient doucement autour de lui, comme des confettis involontaires.
Cigai, qui observait la scène depuis le toit de tuiles rouges, finit par secouer la tête. Elle descendit d’un pas léger, s’approcha de lui et, d’une voix où se mêlaient tendresse et exaspération, lui souffla :
— Cigo… arrête donc tes acrobaties. Tu perds des plumes, tu t’abîmes les ailes… et surtout, mon cœur, tu es une cigogne. Pas un motor-home.
De plus tu te montres stupides, pour une cigogne cela ne se fait vraiment pas. C’est indigne. Et puis regarde autour de toi, tous ces humains qui sont en train d’en rire et de te filmer…Ils vont te poster sur Facebook, Instagram, même sur Twix.
Cigo : Ah non ? Tu penses qu’ils vont oser poster mes acrobaties sur ces réseaux sociaux.Cigai: Bien sûr qu’’ls vont le faire et sans ton accord. Ah tu penses vraiment ? Mais alors je vais devenir célèbre. Il va falloir que ces réseaux me paient ! Sinon ! sinon !
Cigai: Sinon quoi, mon petit coco ?
Cigo : Je porte plainte.
Cigai : Toi porter plainte ? Tu n’as ni passeport, ni autre document administratif comme les humains. Mon pauvre Cigo , cela est entrain de te monter à la tête !
Oublies-tu que nous sommes des oiseaux ?
Cigo, encore tout fier de son idée de devenir célèbre, se redressa pour lisser ses plumes éparpillées. Mais avant qu’il ne puisse reprendre son envol maladroit, une ombre s’approcha d’eux Appolon, sûr de lui s’assit et les observa depuis un moment, la tête droite et fier. L’air de se demander quel spectacle insensé il venait de voir.
Il finit par soupirer : Qu’est‑ce que tu fabriques encore, Cigo ? On t’entend tomber depuis l’autre bout du port.
Cigo ouvrit le bec pour répondre, mais deux silhouettes familières arrivèrent en trottinant : Monsieur Génie et Madame Klara. Elles avaient vu la scène depuis le quai et s’étaient précipitées, inquiètes pour leur ami. Génie s’approcha doucement :
— Cigo… ça va ? On t’a vu tomber plusieurs fois. Tu ne t’es pas fait mal ?
Klara, plus directe, ajouta :— Pourquoi essayes-tu de voler en arrière ? Aucun oiseau ne peut faire ça.
Cigo, un peu vexé mais encore gonflé d’orgueil, répondit :
— Je voulais juste montrer que moi aussi, je pouvais faire comme les humains avec leur motor-home. C’est tout.
Le plus petit oiseau du monde: Un colibri.
Madame Klara : « Aucun oiseau ne peut voler en arrière… sauf un minuscule acrobate des Amériques : le colibri. »
Cigo : Pourquoi un petit colibri peut voler en arrière et pas moi ? Ce n’est pas juste du tout— Génie échangea un regard avec Klara, puis expliqua avec douceur :
Madame Klara : Si les oiseaux ne volent pas en arrière, ce n’est pas parce qu’ils manquent de courage. C’est simplement que vos ailes ne sont pas faites pour ça. On avance, on plane, on monte, on descend… mais reculer, ce n’est pas dans votre nature. Non plus d’ailleurs, juste quelques pas voire quelques mètres. Dans la nature des humains, nous utilisons des véhicules pour cela.
Le petit colibri possède une mécanique d’ailes unique au monde
Les autres oiseaux battent leurs ailes de haut en bas.Le colibri, lui, fait un mouvement en forme de ∞ (un huit).
Ce mouvement lui permet de créer de la portance dans toutes les directions. Voilà pourquoi mon petit Cigo. Toi tu possèdes d’autres qualités, tu es haute sur pattes par exemple.
Madame Klara ajouta, avec un sourire tendre : Tu sais même nous, nous ne pouvons faire que quelques pas en arrière. Certains un peu plus que quelques pas. Même avec le motor-home nous ne faisons que quelques mètres en marche arriéré pour rectifier, faire prendre au véhicule la bonne direction. Mais pas sur de longues distances. — Mais tu sais quoi ? C’est bien que tu aies essayé. Au moins, tu as découvert par toi‑même. Et ça, c’est tout à ton honneur. Cigai hocha la tête, soulagée que quelqu’un d’autre prenne le relais : — Voilà. Tu vois, mon coco ? Tu n’as rien à prouver. Tu es une cigogne, et une très bonne cigogne. Pas besoin de voler en arrière pour être exceptionnel. Cigo baissa un peu les ailes, touché malgré lui. Puis, dans un souffle presque timide : — Vous croyez vraiment ? Appolon, qui n’était pas du genre à s’attendrir, conclut d’une voix grave : — Bien sûr. Et puis… si tu veux devenir célèbre, il y a d’autres moyens que de tomber sur ton arrière‑train devant tout le port. Cette fois, même Cigo éclata de rire.
HELSINGBORG
Après les rires, les explications et les plumes encore en suspension, le petit groupe reprit doucement ses esprits. Cigo, un peu penaud mais le cœur plus léger, secoua ses ailes pour remettre un semblant d’ordre dans son plumage.
Cigai lui donna un petit coup de bec affectueux, comme pour sceller la fin de l’épisode.
Madame Klara remonta dans le motor-home, Monsieur Génie vérifia une dernière fois les sangles, et que les portes d’armoires et tiroirs soient bien verrouillées et Apollon, fier comme un capitaine de navire, sauta à bord d’un bond déterminé. Le voyage pouvait continuer. temps de prendre notre repas, que déjà nous poursuivons le trajet, pour Falkenberg, où nous sommes arrivés à 15 heure 30. Une ville en bord de mer, où il doit faire bon vivre, des gens, accueillants, prêts à vous rendre service malgré la barrière de la langue.i- dessous une ancienne rue de Falkenberg et ses petites maisons en bois.
Madame Klara réalisa de nombreuses photos du vieux quartier de Falkenberg, où les petites maisons en bois sont authentiques. Et des petits immeubles en briques bien originaux. Les petites maisons du vieux quartier de Falkenberg, et son église, des bâtiments administratifs en brique rouge.
maisons de Falkenberg
Nous prenons la route en direction de Halmstad, puis vers 16 H nous arrivons à Falkenberg. Nous décidons de visiter un peu cette ville afin d’avoir un aperçu de la Suède et de rechercher d’un distri-banque. Au cours de cette recherche nous rencontrons un couple sympathique originaire du Congo. Ils sont installés dans ce pays depuis une dizaine d’années. En fait, au fil de la conversation avec ces personnes, nous comprenons qu’il s’agit de la maman et de son fils. Ce dernier est venu en Suède pour finir ses études. Ils se sont proposés de nous accompagner au camping.
Dieu merci ! C’était plutôt fastidieux. Ils nous informent qu’en Suède, il est inutile de vouloir acheter de l’eau plate en bouteille, puisque l’eau de robinet du pays est excellente. Nous en profitons pour nous promener sur la plage, qui est très belle. . J’en profite pour remplir une petite bouteille de sable suédois, pour un proche qui collectionne le sable de chaque pays où lui, où nous même faisons escale Au retour nous apercevons une pizzéria.
Là, nous nous laissons tenter, pour une pizza aux fruits de mer. Au moment de nous rendre a notre véhicule, un panneau nous indique qu’il est interdit de passer la nuit sur ces parkings. Nous ne pourrons donc passer la nuit en bord de rêve. Un joli rêve qui s’est bien vite envolé.
Et voilà que nous reprenons la route à la recherche d’un lieu où passer la nuit ; Quelques km plus loin, nous trouvons un parking d’hypermarché, où nous passerons une nuit relativement tranquille jusqu’à 5heure du matin.
Par précaution nous quittâmes ce parking et prenons la direction de Säffle.. C’était le 13 mai.
Il fait encore bien gris ! Et seulement 15°C.
14 mai 2018, nous nous rendons à Sâffle (Sud du lac de Vânersborg, où nous faisons une pause le temps de déjeuner. C’est à 14h que nous poursuivons notre route, et cherchons un camping où il nous sera possible de passer la nuit, et faire nos lessives. Les campings sont très nombreux le long du lac, cela nous surprend dans un pays où il ne doit pas faire trop chaude
Madame Klara se rend à l’accueil, avec les documents administratifs. salue l’hôte d’accueil, se présente, l’informe qu’ elle est française, et lui demande :
— Parlez-vous français ? — No ! — Allemand ? — No, English !
Elle ne put s’empêcher de plaisanter. Alors sur un ton humoristique .
I m speak a little English, good Deutsch, very good French !
Avec son anglais très basique, elle arrive tant bien que mal à se faire comprendre.
Klara lui montre sa carte ACCIS, qui permet une petite réduction hors saison.
Klara lui demande en montrant la carte : This is OK? Il répond sèchement, avec dédain en montrant la poubelle :
— No ACCIS
Pour obtenir cette carte, il faut acheter le livre « ACCIS » qui est très pratique pour les voyageurs. On y trouve de très nombreuses informations, et une longue liste ; non exhaustive, de lieux de loisirs ; d’hôtel de plein air. Avec toutes les coordonnées.
Klara explique du mieux possible qu’elle aimerais connaître les tarifs pratiqués dans ce camping, et la possibilité d’y passer la nuit.
Pour donner suite à ce bref échange, il lui remet un flyer sur lequel figure les informations dont ils avons besoin. Les tarifs pratiqués, les choses interdites et autorisées.
Il m’explique de son mieux qu’elle ne sert à rien et qu’il faut acheter une autre carte, sans laquelle il nous sera impossible d’y passer la nuit, cette carte nous permettra d’accéder à tous les campings européens.
Il nous propose la carte : La carte « Key »!Donc avec un wenig d’allemand, A little bit of English, mélangé de français, nous comprenons que pour accéder au camping nous sommes obligés d’acheter la carte « KEY » qui nous coûtera 160 Kr, additionnons à cela 2 nuitées, à 150 Kr l’une, payable d’avance ;
Cela s’élève à 460 Kr. Les 2 nuitées avec accès dans ce camping, le droit d’accès aux sanitaires, cuisine, lave-linge et sèche-linge. Sachant qu’habituellement 1 lessive, et séchage nous coûte dans d’autres camping entre 6 € et 10€. Nous achetons ce « Sésame » qui avec la nuitée, nous coûtera 460 Kr. Dans ce tarif sont inclus, l’électricité, internet, et avec l’aide d’un mot de passe ; l’accès aux sanitaires, à la cuisine et à la buanderie équipée de lave-linge, et sèche-linge.
Nous choisissons notre emplacement, situé sur une butte avec vue sur le lac. Au premier abord, nous trouvions que c’était cher la nuitée, puis finalement en découvrant l’environnement, le lieu s’avère être un vrai petit paradis, de plus avec le beau temps, une température agréable, ce sera un petit séjour magnifique. Donc ce sésame, contenant toutes nos informations identitaires, et géographiques, sont sensé nous faciliter l’accès à presque tous les campings européens.
On entre pas dans les sanitaires sans le code qui vous est remis à l’entrée. Si vous êtes seul dans votre tente, sans code, en cas d’urgence vous ne pourrez aller aux toilettes. C est ainsi.
Nous sympathisons assez facilement avec les seuls voisins que nous avons eu au cours de ce séjour, des camping caristes septuagénaires d’origine allemande, du pays de Saxe.
15 MAI 2018 : 72029 Km 6H30 : Madame Klara se lève doucement pour ne pas réveiller son mari, le soleil est déjà haut dans le ciel. Je prends Appolon dans les bras, et je pars me promener au bord lac. Les campeurs sont encore endormis, il me faut veiller à ce que mon petit teckel n’aboie pas. Au cours de la promenade je prends encore quelques photos de ce magnifique paysage paradisiaque.
Nous étions fascinés. La Suède venait de refermer sa porte en douceur, et la Norvège nous accueillait déjà avec sa grandeur tranquille.
De retour au véhicule ; nous prenons un bon petit déjeuner sur le ponton du lac.
Un peu plus tard, nous quittons le camping, nos très sympathiques voisins allemands, à qui nous avons promis d’envoyer un courriel, accompagné d’une photo du Nord Kapp. Sans doute ont-ils le besoin d’être rassuré. (Il a déjà parcouru la Norvège à moto, ce devait être fabuleux).
Qu’importe, nous le prenons au mot. Nous lui enverrons la photo dès notre arrivée.
Nous nous séparons avec un petit pincement au cœur comme cela arrive souvent au cours d’un long voyage- de les rencontrer dans un autre lieu. C’est une chose bien rare. Nous prenons la route en direction de la Norvège, au cours du trajet nous nous arrêtons à une station essence où nous faisons le plein de gasoil pour 600Kr. et plus loin faire quelque course alimentaire. Nous quittâmes la douceur suédoise en direction de la Norvège, sous un soleil étonnamment chaud pour un mois de mai. Il faisait 29° dans le Destrier, presque une petite serre roulante. Sur la route, nous nous arrêtâmes à une station-service pour faire le plein
— 600 kr de gasoil — puis un peu plus loin pour quelques courses alimentaires. Une journée simple, tranquille, presque estivale.
À 18 h, nous arrivâmes au camping Songnabben de Sagstua, notre première halte norvégienne. La nuitée s’élevait à 235 kr, et nous avions parcouru 329 km ce jour-là.
Nous quittâmes la douceur suédoise en direction de la Norvège, sous un soleil étonnamment chaud pour un mois de mai. Il faisait 29° dans le Destrier, presque une petite serre roulante. Sur la route, nous nous arrêtâmes à une station-service pour faire le plein — 600 kr de gasoil — puis un peu plus loin pour quelques courses alimentaires. Une journée simple, tranquille, presque estivale.
Nous arrivâmes 18h. au camping Songnabben de Sagstua, notre première halte norvégienne. La nuitée s’élevait à 235 kr, et nous avions parcouru 329 km ce jour-là. Le compteur affichait désormais 72 328 km.
Ce qui nous surprit le plus, ce fut la frontière. Nous l’avions traversée comme on traverse une route, sans barrière, sans formalité, presque sans s’en rendre compte. Et soudain, la Norvège s’ouvrit devant nous : ses routes bordées de forêts profondes, ses lacs immenses aux reflets d’acier, ses paysages puissants et silencieux.
À bientôt en Norvège, les amis.
A LA CONQUÊTE DE LA SUÈDE
Du 13 au 15 mai 2018 – 72 029 km
🌟« La Suède nous a accueillis avec ses lacs immenses, ses forêts profondes et quelques cigognes qui rêvent d’imiter les humains… »
Dernière nuit au Danemark – Slagelse
Mai 2018 – 72 029 km au compteur
Le beau temps nous accompagne depuis le départ. Cela nous surprend un peu : il fait chaud à l’intérieur du motor‑home… 29°C ce jour‑là, en Suède.
À Slagelse, nous passons notre dernière nuit au Danemark, dans une ferme d’agriculteurs céréaliers. Les propriétaires ne sont guère aimables, mais la longère est belle, avec une petite basse‑cour. La nuitée s’élève à 10 Kr, avec accès aux sanitaires, à l’eau et à l’électricité.
Le lendemain, après le traditionnel petit déjeuner, nous quittons la ferme et la commune pour rejoindre Elseneur, où nous arrivons vers midi. Le temps de nous rendre à l’accueil, d’acheter notre billet, et nous voilà prêts à embarquer pour la Suède, qui ne tardera pas à nous ouvrir ses routes, ses merveilleux paysages, ses lacs, ses rivières et ses forêts de pins et de sapins. Sans parler des nombreuses scieries qui nous accompagneront tout au long de la route jusqu’en Norvège.
C’est un ferry Scandlines Enkel qui nous conduit d’Elseneur à Gronnehave–Helsingborg. Et voilà que nous nous retrouvons en Suède en deux temps trois mouvements. Autre pays, autres mœurs. Nous arrivons en Suède une trentaine de minutes plus tard.
Traversée Elseneur – Helsingborg
🌟
Nous avions douté. Le souvenir était flou, comme un reflet sur l’eau. Où avions‑nous embarqué ? Où avions‑nous touché terre ?
Mais les tickets, retrouvés dans un tiroir de la mémoire, ont parlé : Helsingør – Helsingborg. Un souffle court, vingt minutes à peine, mais un monde entre deux rives.
Le motor‑home s’était avancé comme un vieux Destrier, lentement, avec cette dignité des choses qui ont vu du pays. Il montait sur le transbordeur non pas comme un simple véhicule, mais comme un personnage à part entière — porteur de nos silences, de nos rires, de nos cartes froissées.
Helsingborg – Porte de la Suède
Et là‑bas, sur l’autre rive, Helsingborg nous attendait.
Deux cigognes dansaient dans le ciel, comme si elles nous reconnaissaient. L’une tournait en cercles au‑dessus du port, l’autre, posée sur un toit de tuiles rouges, nous regardait arriver. Elles étaient là, comme un signe, comme une bénédiction.
Bien sûr, c’étaient nos cigognes : Cigo et Cigai.
Elles nous observaient sortir du transbordeur, se demandant comment nous pouvions réaliser une telle prouesse : conduire le motor‑home en marche arrière.
🌟 – Cigo et le vol en marche arrière
Cigo s’était mis à tenter de voler en marche arrière… Cela lui était impossible. Mais Cigo, têtu comme seul un oiseau amoureux peut l’être, recommença. Une fois. Deux fois. Trois fois.
À chaque tentative, il battait des ailes à l’envers, persuadé qu’il finirait par maîtriser ce mystérieux « vol en marche arrière » que les humains semblaient accomplir avec leur motor‑home. Mais rien n’y faisait : il perdait l’équilibre, retombait sur son arrière‑train, et quelques plumes s’envolaient doucement autour de lui, comme des confettis involontaires.
Cigai, qui observait la scène depuis le toit de tuiles rouges, finit par secouer la tête. Elle descendit d’un pas léger, s’approcha de lui et, d’une voix où se mêlaient tendresse et exaspération, lui souffla :
— Cigo… arrête donc tes acrobaties. Tu perds des plumes, tu t’abîmes les ailes… et surtout, mon cœur, tu es une cigogne. Pas un motor‑home. De plus, tu te montres stupide. Pour une cigogne, cela ne se fait vraiment pas. C’est indigne. Et regarde autour de toi : tous ces humains sont en train de rire et de te filmer… Ils vont te poster sur Facebook, Instagram, même sur Twix.
Cigo écarquilla les yeux.
— Ah non ? Tu penses qu’ils vont oser poster mes acrobaties sur ces réseaux sociaux ? — Bien sûr qu’ils vont le faire, répondit Cigai. Et sans ton accord. — Ah tu penses vraiment ? Mais alors… je vais devenir célèbre ! Il va falloir que ces réseaux me paient ! Sinon ! Sinon !
Cigai soupira.
— Sinon quoi, mon petit coco ? — Je porte plainte. — Toi ? Porter plainte ? Tu n’as ni passeport, ni le moindre document administratif comme les humains. Mon pauvre Cigo… tout cela est en train de te monter à la tête. Oublies‑tu que nous sommes des oiseaux ?
Cigo, encore tout fier de son idée de devenir célèbre, se redressa pour lisser ses plumes éparpillées. Mais avant qu’il ne puisse reprendre son envol maladroit, une ombre s’approcha.
Appolon, sûr de lui, s’assit et les observa un moment, la tête droite et fière, l’air de se demander quel spectacle insensé il venait de voir.
— Qu’est‑ce que tu fabriques encore, Cigo ? On t’entend tomber depuis l’autre bout du port.
Cigo ouvrit le bec pour répondre, mais deux silhouettes familières arrivèrent en trottinant : Monsieur Génie et Madame Klara. Ils avaient vu la scène depuis le quai et s’étaient précipités, inquiets pour leur ami.
Génie s’approcha doucement :
— Cigo… ça va ? On t’a vu tomber plusieurs fois. Tu ne t’es pas fait mal ?
Klara, plus directe :
— Pourquoi essayes‑tu de voler en arrière ? Aucun oiseau ne peut faire ça.
Cigo, un peu vexé mais encore gonflé d’orgueil, répondit :
— Je voulais juste montrer que moi aussi, je pouvais faire comme les humains avec leur motor‑home. C’est tout.
Madame Klara sourit.
— Aucun oiseau ne peut voler en arrière… sauf un minuscule acrobate des Amériques : le colibri.
Cigo protesta :
— Pourquoi un petit colibri peut voler en arrière et pas moi ? Ce n’est pas juste du tout !
Génie échangea un regard avec Klara. Elle expliqua avec douceur :
— Si les oiseaux ne volent pas en arrière, ce n’est pas par manque de courage. C’est simplement que vos ailes ne sont pas faites pour ça. Vous avancez, vous planez, vous montez, vous descendez… mais reculer, ce n’est pas dans votre nature. Le colibri, lui, possède une mécanique d’ailes unique au monde : il bat ses ailes en forme de ∞, un huit. Ce mouvement lui permet de créer de la portance dans toutes les directions. Toi, mon petit Cigo, tu as d’autres qualités : tu es haut sur pattes, élégant, majestueux.
Elle ajouta, avec un sourire tendre :
— Tu sais, même nous, les humains, nous ne faisons que quelques pas en arrière. Et même avec le motor‑home, nous ne reculons que de quelques mètres pour rectifier la trajectoire. Pas plus.
Puis, d’une voix douce :
— Mais tu sais quoi ? C’est bien que tu aies essayé. Au moins, tu as découvert par toi‑même. Et ça, c’est tout à ton honneur.
Cigai hocha la tête, soulagée que quelqu’un d’autre prenne le relais.
— Voilà. Tu vois, mon coco ? Tu n’as rien à prouver. Tu es une cigogne, et une très bonne cigogne. Pas besoin de voler en arrière pour être exceptionnel.
Cigo baissa un peu les ailes, touché malgré lui.
— Vous croyez vraiment ?
Appolon, qui n’était pas du genre à s’attendrir, conclut d’une voix grave :
— Bien sûr. Et puis… si tu veux devenir célèbre, il y a d’autres moyens que de tomber sur ton arrière‑train devant tout le port.
Cette fois, même Cigo éclata de rire.
🌟 HELSINGBORG –
En Route vers Falkenberg
Après les rires, les explications et les plumes encore en suspension, le petit groupe reprit doucement ses esprits. Cigo, un peu penaud mais le cœur plus léger, secoua ses ailes pour remettre un semblant d’ordre dans son plumage. Cigai lui donna un petit coup de bec affectueux, comme pour sceller la fin de l’épisode.
Madame Klara remonta dans le motor‑home. Monsieur Génie vérifia une dernière fois les sangles, les portes d’armoires et les tiroirs pour s’assurer qu’ils étaient bien verrouillés. Apollon, fier comme un capitaine de navire, sauta à bord d’un bond déterminé.
Le voyage pouvait continuer.
Le temps de prendre notre repas, et déjà nous poursuivions la route vers Falkenberg, où nous arrivâmes à 15 h 30. Une ville en bord de mer, où il doit faire bon vivre, avec des habitants accueillants, prêts à vous rendre service malgré la barrière de la langue.
Madame Klara réalisa de nombreuses photos du vieux quartier : petites maisons en bois authentiques, ruelles étroites, immeubles en briques rouges, église simple et chaleureuse. Un décor charmant, typiquement suédois.
🌿 Falkenberg – Ville douce du Halland
Nous prenons ensuite la route en direction de Halmstad, puis revenons vers Falkenberg vers 16 h. Nous décidons de visiter un peu la ville afin d’avoir un aperçu de la Suède et de rechercher un distributeur de billets.
Au cours de cette recherche, nous rencontrons un couple sympathique originaire du Congo. Ils vivent en Suède depuis une dizaine d’années. En réalité, il s’agit d’une maman et de son fils, venu terminer ses études ici. Ils se proposent spontanément de nous accompagner jusqu’au camping.
Dieu merci ! C’était plutôt fastidieux de s’y retrouver seuls.
Ils nous expliquent qu’en Suède, il est inutile d’acheter de l’eau plate en bouteille : l’eau du robinet est excellente. Nous en profitons pour nous promener sur la plage, magnifique, lumineuse. J’en profite pour remplir une petite bouteille de sable suédois pour un proche qui collectionne les sables du monde.
Sur le chemin du retour, nous apercevons une pizzeria. Nous nous laissons tenter par une pizza aux fruits de mer.
Mais au moment de rejoindre notre véhicule, un panneau nous indique qu’il est interdit de passer la nuit sur ces parkings. Nous ne pourrons donc pas dormir en bord de rêve… Un joli rêve qui s’est envolé aussi vite qu’il était venu.
Nous reprenons la route à la recherche d’un lieu où passer la nuit. Quelques kilomètres plus loin, nous trouvons un parking d’hypermarché, où nous passons une nuit relativement tranquille… jusqu’à 5 h du matin.
Par précaution, nous quittons les lieux et prenons la direction de Säffle. C’était le 13 mai. Il fait encore bien gris, seulement 15°C.
🌿 Vers Säffle – Le paradis au bord du lac Vänern
Le 14 mai 2018, nous nous rendons à Säffle, au sud du lac de Vänersborg. Nous faisons une pause pour déjeuner, puis, à 14 h, nous reprenons la route à la recherche d’un camping où passer la nuit et faire nos lessives.
Les campings sont très nombreux le long du lac, ce qui nous surprend dans un pays où il ne doit pourtant pas faire très chaud.
Madame Klara se rend à l’accueil avec les documents administratifs. Elle salue l’hôte, se présente, l’informe qu’elle est française, et lui demande :
— Parlez‑vous français ? — No. — Allemand ? — No. English !
Elle ne peut s’empêcher de plaisanter, sur un ton humoristique :
— I’m speak a little English, good Deutsch, very good French !
Avec son anglais très basique, elle arrive tant bien que mal à se faire comprendre.
Elle montre sa carte ACCIS, qui permet une petite réduction hors saison.
— This is OK ? demande‑t‑elle.
L’homme répond sèchement, avec dédain, en montrant la poubelle :
— No ACCIS.
Il explique qu’elle ne sert à rien ici et qu’il faut acheter une autre carte, indispensable pour accéder aux campings européens : la Key Card.
Avec un mélange d’allemand, d’anglais et de français, nous comprenons que nous devons l’acheter.
La Key Card s’élève à 160 Kr. Ajoutons à cela deux nuitées à 150 Kr chacune, payables d’avance : 460 Kr pour deux nuits, avec accès aux sanitaires, à la cuisine, à la buanderie, à l’électricité et à Internet.
Nous trouvons cela cher… mais en découvrant l’environnement, nous changeons d’avis.
🌟 – De Säffle à la frontière norvégienne
Nous choisissons notre emplacement, situé sur une petite butte avec vue sur le lac. Au premier abord, nous trouvions la nuitée un peu chère… puis, en découvrant l’environnement, nous comprenons vite que ce lieu est un vrai petit paradis. Avec le beau temps et une température agréable, ce petit séjour s’annonce magnifique.
La fameuse Key Card, notre « sésame », contient toutes nos informations identitaires et géographiques. Elle est censée nous faciliter l’accès à la plupart des campings européens.
Ici, on n’entre pas dans les sanitaires sans le code remis à l’accueil. Si vous êtes seul dans votre tente, sans code, et qu’une urgence vous prend… eh bien, vous attendez. C’est ainsi.
Nous sympathisons rapidement avec nos seuls voisins : un couple de camping‑caristes septuagénaires, originaires de Saxe. Des gens charmants, simples, chaleureux.
🌅 15 mai 2018 – 72 029 km
À 6 h 30, Madame Klara se lève doucement pour ne pas réveiller son mari. Le soleil est déjà haut dans le ciel. Elle prend Apollon dans les bras et part se promener au bord du lac. Les campeurs dorment encore ; il faut veiller à ce que le petit teckel n’aboie pas.
Elle réalise quelques photos de ce paysage paradisiaque. La lumière est douce, l’eau immobile, les pins se reflètent comme dans un miroir. La Suède semble refermer sa porte en douceur, tandis que la Norvège nous attend déjà, avec sa grandeur tranquille.
De retour au véhicule, nous prenons un bon petit déjeuner sur le ponton du lac.
Un peu plus tard, nous quittons le camping et nos sympathiques voisins allemands, à qui nous avons promis d’envoyer un courriel accompagné d’une photo du Nordkapp. Sans doute avaient‑ils besoin d’être rassurés : lui avait déjà parcouru la Norvège à moto — ce devait être fabuleux. Qu’importe : nous tiendrons parole.
Nous nous séparons avec un petit pincement au cœur, comme cela arrive souvent au cours d’un long voyage. On se dit toujours qu’on se reverra quelque part… mais cela arrive rarement.
🛣️ En route vers la Norvège
Nous prenons la route en direction de la frontière. Au cours du trajet, nous nous arrêtons à une station‑service pour faire le plein : 600 kr de gasoil. Un peu plus loin, nous faisons quelques courses alimentaires.
Nous quittons la douceur suédoise sous un soleil étonnamment chaud pour un mois de mai. Il fait 29°C dans le Destrier, presque une petite serre roulante. Une journée simple, tranquille, presque estivale.
À 18 h, nous arrivons au camping Songnabben de Sagstua, notre première halte norvégienne. La nuitée s’élève à 235 kr, et nous avons parcouru 329 km ce jour‑là. Le compteur affiche désormais 72 328 km.
Sunne et le lac Mellan Fryken
En reprenant la route, nous suivons la petite route 42, une route tranquille qui serpente entre forêts et collines. C’est là que nous faisons une halte sur l’aire de service de Sunne, une petite ville posée au bord du lac Mellan Fryken. Le lac s’étire longuement entre les collines boisées du Värmland, comme une rivière élargie. L’eau est d’un calme presque irréel, un miroir où se reflètent les pins, les épicéas et quelques maisons rouges isolées.
Nous restons un moment à contempler ce paysage silencieux, typiquement suédois. Je note soigneusement l’arrêt dans mon agenda — même si, comme souvent, mon mari et moi n’avions pas noté exactement la même chose. C’est aussi cela, le voyage : deux mémoires qui se complètent, deux regards qui ne retiennent pas toujours les mêmes détails. Puis nous décidons de passer la nuitée sur une aire de service Proche de ce lac.
🇳🇴 La frontière
Ce qui nous surprend le plus, c’est la frontière. Nous l’avons traversée comme on traverse une route : sans barrière, sans formalité, presque sans s’en rendre compte.
Et soudain, la Norvège s’ouvre devant nous : ses routes bordées de forêts profondes, et de scieries. ses lacs immenses aux reflets d’acier, ses paysages puissants et silencieux.
Il arrive parfois que les chemins se taisent. Non pas qu’ils disparaissent, mais ils se replient un instant, comme pour reprendre leur souffle. Ces derniers jours, Klara, Monsieur Génie, le petit Apollon, Cigo et Cigai sont restés immobiles, quelque part entre deux pages, dans un coin de lumière où les histoires attendent patiemment que la vie réelle se calme.
Ce silence n’était pas un abandon. C’était une pause nécessaire.
Dans le monde d’ici, celui où les mots de passe s’emmêlent, où les écrans se ferment, où les journées se remplissent de mille petites urgences, j’ai dû m’arrêter. Non par lassitude, mais parce que la route vers la Suède demandait un esprit clair, un cœur disponible.
Klara, elle, n’a pas bronché. Elle a cette force tranquille des femmes qui ont traversé bien pire que quelques jours de silence. Elle sait attendre. Elle sait que les histoires ne meurent pas : elles se reposent.
Aujourd’hui, la porte s’est rouverte. Le fil s’est retendu. Le voyage peut reprendre.
Merci à ceux qui ont attendu, à ceux qui ont compris, à ceux qui savent que les récits ont parfois besoin de respirer avant de continuer.
La route vers la Suède nous attend. Et cette fois, nous y allons ensemble.
Génie Appolon, Cigo et Cigai.
EN ROUTE POUR LA SUÈDE — L’étape suivante
EN ROUTE POUR LA SUÈDE — L’étape suivante
La route s’ouvre de nouveau, et cette fois nous ne sommes plus seuls. Derrière nous, le Danemark s’efface doucement ; devant, la Suède se dessine comme une promesse encore floue. Dans le véhicule, chacun — à deux ou quatre pattes — trouve sa place, son silence, son rôle. L’équipage avance, soudé par ce fil invisible qui relie ceux qui voyagent ensemble.
Dans quelques heures, un simple transbordeur nous fera changer de rive, de langue, de ciel. La Suède approche.
LE DESTRIER : Voilà les amis, notre camping-car est prêt : le compteur indique70 673kms. Le moteur ronronne déjà, impatient qu’il est pour nous conduire au pays du Danemark.
« Monsieur Génie . « Bien. Le Destrier : Mais auparavant, comme vient de le dire Madame Klara, faisons quelques courses.
Ci-tôt dit: Ci-tôt fait :Nos courses alimentaires s’élèvent à 80€90.
Madame Klara :De plus nous avons encore suffisamment de gasoil pour atteindre Ribe, puis Stoystrup Enge.Nous allons pouvoir quitter ce magnifique pays pour le Danemark.
Cigo, à Cigai : Appolon semble à présent aguerri pour notre mode de vie de baroudeur. Cigai : Surtout Appolon qui fait vraiment de gros efforts, il s’était bien intégré dans une vie de retraites tranquille et rêveur. Cigo : Il comprend à présent que chaque jour ou presque, ensemble nous vivons un rêve éveillé.
Cigai à Cigo : N’oublie pas que ce n’est pas le premier grand voyage qu’il réalise. Il a déjà traversé la France, parcouru la Bretagne, puis l’Espagne ; et le Maroc, avec une culture bien différente de la culture européenne.
Cigo : C’est vrai ce que tu dis là. Chaque jour, il lui faut explorer les lieux, les intégrer, s’habituer aux climats, aux modes de vie des voisins éphémères. Les parfums, le vent, le chant des arbres, le concert des forêts ; des pas humains, et les langues aux accents, changeants, et chantant.
Cigai : Ah oui ! Il a déjà de bonnes références. Et nous ? Allons-nous nous habituer au grand froid des pays nordiques ? Cigai ?
Cigo : Je n’en doute pas. En cas de difficultés lié au froid, Génie et Klara nous aiderons à trouver une solution. Et puis c’est aussi une excellente manière de tester notre délicat plumage.
Cigai : Tu as bien raison Cigo. Allons faire le plein de nos coffres. Nous devons faire un peu de gras pour les pays à venir. Surtout bien entretenir notre plumage. C’est un gage de sécurité essentiel.
Appolon : Inquiet. Monsieur Génie, je viens de regarder le compteur, il indique à présent 70673km. Est-ce encore loin le Nord-Kapp ?
Monsieur Génie : Rassure toi petit Appolon, chaque jour, nous nous rapprochons un peu plus de ce lieu magique.
De Niebüll au Danemark : Ce 7 mai.Nous quittons l’aire de service de Niebüll dont nous en garderons un excellent souvenir, allons faire quelques courses alimentaires, à l’hypermarché, puis l’Allemagne qui nous a si bien reçu, pour le Danemark. Le moteur du destrier commence à s’impatienter, tant il a hâte de découvrir de nouveaux paysages, d’entendre de nouvelles légendes. « La route, patiente, se déploie devant nous comme une vieille amie qui nous prend par la main. Ses bras d’asphalte s’étirent, ses veines vibrent sous nos roues. Elle nous porte sans hâte, nous berce de son souffle discret, et nous avançons sans même nous en rendre compte qu’elle nous guide » 74 km ? C’est à deux pas d’ici, dit-il.Voilà que nous passons la frontière danoise, encore quelques km et nous voilà à Ribe.
«L’Allemagne referme doucement ses portes derrière nous, comme une maison où l’on a été accueilli et dont on garde la chaleur au creux du cœur. Devant nous, le Danemark se dresse, timide et fier, tel un voisin qui nous invite à découvrir ses secrets. La frontière n’est plus une ligne, mais une passerelle vivante : elle nous tend la main, et la route, devenue messagère, nous conduit d’un monde à l’autre. »
Madame Klara :Voilà que « Le Destrier » frémit. Le moteur ronronne, prêt à franchir une nouvelle frontière. Devant nous le Danemark nous ouvre ses bras avec Ribe comme première étape du pays. Une autre terre, une autre lumière, une nouvelle page à écrire. Nous arrivons à Ribe vers 11h.
Un brin d’histoire les amis :
Présentation : Capitale: Copenhague : Langue officielle de l’UE: danois État membre de l’U.E: depuis le 1er janvier 1973 Monnaie : couronne danoise (DKK). Le Danemark a négocié une clause d’exemption de l€, en vertu de laquelle il n’est pas obligé de l’adopter.
Madame Klara : Allez mes petits en route pour le Danemark, tout le monde à sa place. Vous reprendrez votre discussion plus tard. A Génie :Il y a tellement d’étoiles dans leurs yeux. La discussion devait être passionnée.
Ensemble avec tout l’équipage nous prenons la route pour le Danemark, première étape Ribe et sa magnifique cathédrale. Le Destrier se reposera sur le parking. Appolon nous accompagne dans notre visite bien qu’un peu, parfois, fatiguant.Cigo et Cigai perchés sur le toit d’une petite maison ne peuvent s’empêcher de claqueter à notre arrivée.
Cigo et Cigai partent en éclaireurs, comme ceux des Fabrefonds.
Le Danemark : Nous voici dans un pays de Vikings et de contes de fées.
Nous nous garons sur le parking à l’entrée de la ville, et partons à la conquête du centre-ville de RIBE :
Cigo et Cigai gonflent leur magnifique plumage et partent en éclaireurs, comme ceux des Fabrefonds.
Imaginez-vous au milieu de champs verdoyants, avec le vent qui fait danser les herbes hautes. ‘Enge’ signifie ‘prairies’ en danois. »
Son Histoire : Monsieur Génie : « C’est aussi une zone historique, car dans les années 1960, la région a été drainée pour l’agriculture, mais le sol s’est affaissé. Heureusement, dans les années 1990, le Danemark a décidé de restaurer la rivière Skjern. C’était l’un des plus grands projets de ce type en Europe ! Aujourd’hui, ce lieu est un refuge pour les oiseaux, les poissons et les plantes. »
Cigo et Cigai : « Le destrier », tout l’équipage a déjeuné et est prêt à partir. Tu peux mettre ton moteur en route. Nous sommes impatients de quitter cette belle ville pour découvrir Stovstrup Enge.
Le Destrier : « Nous y voilà. Il est 16h30. Bon séjour dans ce merveilleux décor bucolique. »
Monsieur Génie : Le savais-tu ?
La région autour de Stovestrup a été habitée depuis le Moyen Âge, souvent sous influence danoise. Elle a longtemps été une zone agricole, avec des fermes familiales et des traditions rurales. Comme beaucoup de villages du Nord, elle a été marquée par les changements de frontières entre le Danemark et l’Allemagne, surtout au XIXe siècle.
Aujourd’hui, Stovestrup reste un lieu paisible, avec une forte identité régionale et une culture frisonne bien présente. 🌾 La Frise-du-Nord a sa propre langue régionale, le frison, encore parlé dans certains villages comme Stovestrup !
Ci dessous : une petite poésie.
✧ La Rune et la Fleur ✧ Il y avait une rune dorée, fine comme un fil d’étoile. Elle marchait dans la nuit, discrète, presque invisible. Un jour, elle rencontra une fleur brodée. La fleur riait doucement : « Je suis visible, mais souvent oubliée. » La rune répondit : « Je suis invisible, mais je sais me montrer. » Alors elles s’unirent. Leur fil devint une corde, la corde devint une voile, et la voile porta Ribe vers ses sagas. Depuis, chaque page qui s’ouvre porte ce fil secret : l’un invisible, l’autre visible, unis comme une gourmandise offerte au temps.
Après cette belle découverte, son centre-ville, sa magnifique cathédrale nous quittons Ribe après le déjeuner pour nous rendre à Stovstrup Enge, ce jour du 7 mai.
Ribe : Une section bien organisée
Cigo à Appolon : Monsieur Génie à bien roulé aujourd’hui.
Appolon : Oh oui ! alors ! J’ai vu que le compteur indique 70827km. Nous avons réalisé 154 km.
Cigai : Ah oui ! C’est un joli parcours, d’autant qu’au Danemark on ne roule pas aussi vite qu’en France. En moyenne 50km heure, si je suis bien informé.
Stovstrup Enge : une prairie restaurée
Cigo : « Stovstrup Enge, ah !Ses prairies humides, propices à trouver des petites grenouilles, des vers, des limaces. Mmmh, un vrai régal pour nous et nos comparses les oiseaux migrateurs… »
Les cigognes fières relatent l’historique de Stovstrup Enge.
HISTORIQUE DE LA RESTAURATION.
: « Cette zone humide a fait partie du plus vaste projet de restauration de la nature dans la vallée de la rivière Skjern. » Cigo : « Ce fut un projet d’envergure absolument indispensable. » Appolon : Ben dis-donc les cigognes, vous en savez des choses. C’est un honneur pour moi le petit teckel de voyager avec vous. Dommage que je n’aie pas d’aile. Cigo: Tu sais petit Appolon nous avons tous et toutes des connaissances intéressantes, pas forcément dans le même domaine. Cigai : Cela nous permet d’avoir des conversations qui nous font grandir. Appolon : Alors ? Je vais devenir aussi grand que vous les cigognes ? Je ne veux pas grandir, si non je ne pourrai plus m’installer sur les genoux de Klara ! Cigai : Enfait Appolon, tu ne vas pas grandir physiquement, cela signifie juste que tu seras plus cultivé que si tu restais chez toi, dans ton jardin à courir après les souris, ou les lézards. Appolon : c’est super, je serais aussi cultivé que vous deux les cigognes. Jesuis content et heureux de voyager avec vous deux.
: « Cette zone humide a fait partie du plus vaste projet de restauration de la nature dans la vallée de la rivière Skjern. » Cigo : « Ce fut un projet d’envergure absolument indispensable. » Appolon : Ben dis-donc les cigognes, vous en savez des choses. C’est un honneur pour moi le petit teckel de voyager avec vous. Dommage que je n’aie pas d’aile. Cigo: Tu sais petit Appolon nous avons tous et toutes des connaissances intéressantes, pas forcément dans le même domaine. Cigai : Cela nous permet d’avoir des conversations qui nous font grandir. Appolon : Alors ? Je vais devenir aussi grand que vous les cigognes ? Je ne veux pas grandir, si non je ne pourrai plus m’installer sur les genoux de Klara ! Cigai : Enfait Appolon, tu ne vas pas grandir physiquement, cela signifie juste que tu seras plus cultivé que si tu restais chez toi, dans ton jardin à courir après les souris, ou les lézards. Appolon : c’est super, je serais aussi cultivé que vous deux les cigognes. Jesuis content et heureux de voyager avec vous deux.
Nous voici au Farm Camping Stovstrup Enge
Présentation :Type de lieu : Camping à la ferme, en pleine nature. Environnement : Ferme céréalière, champs ouverts, calme rural. Distance de la mer : Environ 10-15 km (15-20 min en voiture) des plages de la mer du Nord (Blåvand, Vejers Strand). Région : Stovstrup Enge, Jutland du Sud, Danemark. Souvenirs personnels : C’est un magnifique camping moderne, très bien équipé. L’accueil est chaleureux.
Dès l’arrivée, Madame Klara se rend à l’accueil avec passeports l’immatriculation du véhicule et le carnet de vaccinations d’Appolon, l’agent d’accueil lui indique l’emplacement. Puis Madame Klara règle d’avance la nuitée, qui s’élève à 16 € (avec la carte ACCIS) au lieu de 30 €.
Après avoir géré les formalités administratives (passeports, carnet de vaccination d’Appolon, carte grise), ils s’installent à un emplacement ombragé proche de la mer dont ils en aperçoivent à peine la couleur de l’eau. Le lendemain matin, après une bonne nuit réparatrice, la journée est consacrée à une occupation indispensable : la lessive.
Klara et Génie accompagné de leur équipage quittent RIBE pour Stovstrup Enge . Le destrier : Nous quittons Ribe après déjeuner, nous sommes arrivés ce jour 7 mai ; à 16h.30. Sans encombre.
C’étale 7 mai. Et voilà que Le Destrier nous alerte : Attention ! Attention le compteur est passé à 70827 km. A ce jour nous avons effectué 154km. La première nuitée au Danemark à Stovstrup s’est élevée à 16 € (avec la carte ACCIS) au lieu de 30 €. Nous voilà sur la route de Hjaerbaek fjord, ce 8 mai, Nous passerons une nuitée, dans cette commune, où nous sommes arrivé à 16h. pour un camping à la ferme où la nuitée s’élève à 50kr (5€). Le 9 mai nous nous lèverons bien tôt pour nous rendre à Frederikshavn où nous projetons de prendre le ferry pour la Suède.
Cigo : Klara et Génie sont un peu fatigués alors, tâchons de ne pas les fatiguer davantage.
Appolon : Mais avec plaisir Cigo, qu’est-ce que je ne ferais pas pour eux. Ils font tout pour mon confort. Je leur dois bien cela.
Tous les quatre, ensemble, la lessive sera vite faite, et compte tenu du vent et la chaleur, il sera sec, ce soir même.
Monsieur Génie, vérifie l’état du véhicule, pendant que Madame Klara prépare le dîner.
Génie : La journée était longue, à 21 h. Tout le monde au dodo. Les cigognes pourront se percher sur une branche de cet arbre, juste à côté de notre véhicule.
Stovstrup Enge : Au cœur des Terres Agricoles du Danemark
Un petit schmutz.de STOVSTRUP ENGE .
E⚓ Frederikshavn – Le port aux palmiers
Ville côtière du Jutland du Nord, elle relie le Danemark à la Norvège et à la Suède par ferry.
Sa plage de palmiers est la plus septentrionale du monde : un clin d’œil tropical au cœur du Nord.
Ancienne poudrière, musées militaires, et vue imprenable sur le Kattegat.
Frederikshavn, c’est le paradoxe danois : entre forteresse et farniente.
Génie : Klara nous avons effectué aujourd’hui, depuis RIBE 40 km. Ici la nuitée s’élèvera à 10Kr. (10€). Avec eau et électricité.
Ensemble nous quittons Stovstrup Enge pour Frederishavn.
Son centre-ville et son port, nous attendent, probablement avec impatience. Le magnifique ruban de 143 km de long, d’asphalte nous y conduira sans encombre.
Appolon : Génie le compteur indique 70993km. Le destrier a peut-être soif ?
Cigo : Rasure toi Appolon c’est bien que tu lui poses la question, mais à mon avis, il en a encore suffisamment dans son coffre. Euh ! dans son réservoir.
FrederikshavnC’est vers midi que nous y sommes arrivés ce 9 mai.
: C’est le vent du Kattegat, les ferries vers la Scandinavie, et cette ambiance de bout du monde.
Klara et Génie voyagent avec le livre « ACCIS »Dans ce livre figure tous les lieux d’hôtels de plein air à un prix intéressant pour les vacanciers hors saison.Cela permet de réduire les frais de temps en temps. Hors saison bien entendu.D’où l’intérêt d’acheter ce petit livre accompagné d’une petite carte « ACCIS »Européen, ou seulement français.
L’ensemble de l’équipage arrive vers midi. Ils laissent le camping-car sur un parking,
09 mai, 71092km/compteur.Nous voilà roulant à notre rythme en direction de Frederikshavn.
Nouvelle journée ensoleillée et nouvelles découvertes nous attendent aujourd’hui à Frederihshavn. Nous y sommes arrivés à 14 heures au port de Frederikshavn. Attendre le ferry pour la Suède. Mais il n’est pas arrivé. Et pour cause nous sommes en décalage de 12 h. Ni notre Appolon le lanceur d’alertes, ni les cigognes, nous ont réveillés tant nous étions tous fatigués que nous nous réveillés que vers 10 h.
Hedebo Strand : Camping. Un lieu proche de cette belle ville portuaire.
Un très joli camping ou nous ne faisons que passer la nuitée. C’est un camping que nous trouvons hyper sécurisé. En effet il faut un pass pour passer la barrière, et le même pass sert à accéder à la douche, à l’eau chaude, (sans ce pass, pas de douche chaude) la cuisine collective, la piscine, ni la buanderie.
Nous étions surpris d’autant de sécurité. Néanmoins nous comprenons.
Le lendemain matin, après le rituel petit déjeuner, le rangement du véhicule et la vérification de l’espace technique, nous prenons la route pour Frederikshavn, ce jour du 9mai.
Le destrier : Nous avons atteint les 71 092km aujourd’hui ; effectué 143 km. Monsieur Génie avant le départ il vous faudra laver le pare-brise. C’est indispensable pour notre sécurité. « Comme le dit si bien une publicité, en voiture, la vue, c’est la vie ». N’est-ce pas Monsieur Génie ?
Génie : Tu as tout à fait raison Le destrier. Ce sera fait dès notre retour de la visite de cette ville portuaire. A tout à l’heure.
Nous nous rendons a Hjaerbaek fjord ; ou nous arrivons à 16h. pour un camping à la ferme où la nuitée s’élève à 50kr (5€).
🌊 Hjarbæk Fjord – Le fjord oublié
Bras du Limfjord, peu profond mais riche en biodiversité.
Protégé par Natura 2000, il abrite des oiseaux rares et des paysages marécageux.
Une digue construite en 1966 a bouleversé l’écosystème… puis fut réouverte en 1991.
Hjarbæk, c’est le murmure de la nature qui reprend ses droits.
Un prix raisonnable. Nous sommes entourés de verdure, et de champs.
Fatigué ; nous nous coucherons relativement tôt/ Après avoir roulé toute une partie de la journée nous arrivons au camping d’une ferme de Hjarbaeck Fjord.
C’est un bel endroit situé en rase campagne, la ferme est également située près d’une rivière. Une magnifique chienne n’avait qu’une envie ; jouer avec Appolon ; Il y avait également un poulailler, dieu merci elles sont enfermées, sans quoi il ne se serait pas gêné d’en attraper une pour n’en faire qu’une bouchée.
En fin d’après-midi nous irons au camping de Hjaerbaek Fjord, ce magnifique jour du 8 mai. Un magnifique camping bien équipé, nous attend également, et où la nuitée s’élève à 228kr (22;50€). Nous y sommes arrivés à 16h30. Nous avions roulé toute la journée,
Madame Klara : C’est un très joli camping avec piscine, mini-golf, comme dans de très nombreux pays de l’est, les cuisines collectives ; sont bien équipées. (Plusieurs fours, plaque de cuisson, éviers, vaisselle etc…) plaque de cuisson, vaisselle etc…Les vacanciers, peuvent cuisiner dans le même lieu.
Un nouveau jour nous accueille, avec la promesse de passer une nouvelle belle journée dans un nouveau lieu. Avec en cadeau un soleil éclatant.
Nous voici en route pour Hjaerbaek fjord, ce jour du 8 mai.
Hjarbæk Fjord : immersion dans les eaux du passé, entre loutres et dolmens.
Nous avons roulé toute la journée et arrivons à ce camping à 16H Nous sommes accueillis par un grand chien, suivi de l’hôte.
Les principales caractéristiques du Hjarbæk Fjord, un petit bijou naturel du Danemark :
Ses caractéristiques : NATURELLES : Réserve naturelle : Le fjord est classé comme vildtreservat (réserve de faune sauvage), ce qui en fait un paradis pour les amoureux de la nature.
Faune remarquable : On peut y observer des loutres, hérons, martins-pêcheurs, chauves-souris et même des phoques.
Paysage glaciaire : Formé à la fin de la dernière période glaciaire, le fjord est le résultat de l’écoulement des eaux de fonte qui ont sculpté le paysage.
Hydrologie : Les eaux du passé : Il reçoit les eaux de quatre rivières : Fiskbæk Å, Jordbro Å, Skals Å et Simested Å.
À une époque, les eaux s’écoulaient vers Hjarbæk Fjord depuis le centre du Jutland, avant que le courant ne s’inverse vers Randers Fjord.
La nuitée s’élève à 10kr. (10€). Pendant que nous nous installions, l’hôtesse nettoie bancs et tables afin que nous puissions dîner dehors. A peine dîner le soleil étant descendu derrière les arbres que les moustiques nous rendent visitent. Alors vite vite, nous débarrassons la table, et rentrons rapidement dans notre destrier. Seuls nos compagnons de route Cigo Cigai et Appolon furent épargnés.
Avec l’hôtesse, Klara et Génie parlaient avec les mains, car elle ne parle ni français ni allemand. Néanmoins, nous avons été très bien accueillis. Fatigués de la route de la veille, nous nous étions couchés relativement tôt.
A 10 h Nous quittons Hjarbaeck Fjord ; pour Frederikshavn, ce jour du 9 mai, où nous arrivons à 11h. Il fait beau un peu frais, néanmoins propice à visiter le centre-ville de Frederikshavn.
Madame Klara se rend à l’office de tourisme pour s’informer de la marche à suivre pour l’achat des billets du ferry qui nous conduira en Suède, puis se rend au guichet du port.
Ensuite elle se rend au guichet du port où elle achète trois billets dont l’un pour Appolon le petit teckel, et le destrier (Camping-Car.) ; Le montant du ferry qui nous emmènera en Suède, s’élève à 228KR (165 €).
Klara à Génie : Ben dit donc ! j’en ai de la chance aujourd’hui ! Le guichetier parlait allemand. Cela m’a grandement facilité la vie.
Cigo et Cigai partiront en avant-première. Le départ est prévu pour le 10 mai à 3 heures du matin. Du moins c’est ce qui était prévu.
Dans l’après-midi nous nous rendons au camping, « Hedebo strand dont la nuitée s’élève à 22Kr(22 ;80€) Le camping est proche de Frederikshavn. Le gérant nous remet un « pass »; (1 sorte de clé électronique) sans laquelle il est impossible d’aller à la piscine, ni de prendre une douche chaude.
Cette clé a bien fonctionné pour faire se lever la barrière. Malheureusement au moment de prendre la douche, impossible d’obtenir de l’eau chaude. Trop sophistiquée pour moi pensais-je. Je me suis contentée d’une brève douche fraîche.
En fin de journée, nous nous sommes rendus à l’hypermarché Fakta faire quelques achats alimentaires pour un montant de 17,95 Kr. Il a fait beau et chaud 26°C environ, le vent, lui, nous ramenait de la fraîcheur.
Le lendemain matin, 10 mai coup de théâtre ! Nous devions prendre le ferry à trois heures du matin. Nous étions terriblement fatigués. Et le ferry est parti sans nous.
Ni Appolon, le Teckel curieux, ni les cigognes Cigo et Cigai n’ont daigné nous réveiller. Ils étaient autant fatigués que nous. Ah drôle de lanceurs d’alertes. Dépités, nous décidons de rester encore quelques jours au Danemark.
Comme nous n’avions rien d’autre de prévu, notre destrier nous conduisit à Frederikshafn, pour visiter son centre-ville, son port.
Le temps est magnifique. Notre véhicule est prêt, dès 10 h nous partons pour une visite à Frederikshavn. Les cigognes partent en éclaireurs. Nous arrivons vers 11heures.
A midi Klara à Génie :
— Que dis-tu si nous prenions notre repas de midi dans un petit resto ? Sur la terrasse ?
Génie :
—Excellente idée Klara . Il y a juste ce qu’il faut à de l’autre côté de la rue. Allons voir ce qui est proposé. Peut- être une spécialité locale ?
Un serveur vint les voir à leur table, et leur Demande : —Que souhaitez-vous ? Une boisson, un menu ?
Monsieur Génie :Pour moi en lui montrant le menu sur la carte :
_ Ceci please.. Plat principal : Porc croustillant avec sauce au persil et pommes de terre (Stegt Flæsk med Persillesovs)
Dessert : Rødgrød med Fløde (compotée de fruits rouges à la crème)C’est un dessert fraise fruit eux, et crémeux.
Pour Madame Klara ? :
_ Cela please :Plat principal :🐟 Plats à base de cabillaud ou de sole (Fiskefrikadeller)
Dessert : Æbleskiver (petites crêpes danoises en forme de boule). Traditionnellement servies à Noël, mais délicieuses toute l’année !Boisson : Eau minérale, pour clôturer ce délicieux repas, un dessert.
Comme boisson : Il fait un peu chaud : Il vaut mieux ne consommer que de l’eau. Le dessert sera accompagné d’un petit café.
Cigo et Cigai se sont installés sur un toit en observant l’ensemble de la rue. Appolon le petit curieux ? Le serveur lui a gentiment servi un bol d’eau.
Genie et Klara lui ont donné quelques bouchées. Il s’en est régalé autant que Monsieur Génie et Madame Klara.
Après ce succulent repas, nous partons l’après-midi à la découverte de son centre-ville, ses vieilles pierres.
Son histoire :
Klara, Génie et les accompagnants que sont Cigo, Cigai, et Appolon racontent :
🧭 Klara : Frederikshavn – C’est une ville danoise entre mer, culture et modernité
En 2018, la rue piétonne Gågade de Frederikshavn a accueilli une installation artistique remarquable : un bateau en bois divisé en trois ou quatre parties, placé directement dans la rue comme une œuvre à ciel ouvert.
🏙️ Génie :Le centre-ville (Gågade), un endroit dynamique et très accueillant, elle est intéressante pour grands et petits. Tout le monde peut y trouver son bonheur. Les commerces, les restaurants, les petits hypermarchés….
Cerise sur le gâteau en plein milieu de la rue une très belle installation artistique : Un bateau en bois en plusieurs parties, très bien intégré dans la rue avec des instruments de navigation gravés dans le sol, des cartes marines stylisées et des repères historiques. A tout cela s’ajoute des éléments éducatifs.
Cigo posé sur le mat du bateau : C’est en hommage à l’histoire maritime que ce bateau en bois a été construit :
Cigai installé sur le haut d’un des voiles : C’est une œuvre interactive. Ce bateau a été réalisé entièrement en bois, dans le cadre du renouvellement urbain. Avec une finition qui rappelait les navires traditionnels danois. Chaque partie, sert de mobilier urbain.
Appolon : Cette rue rue piétonne est l’une des plus longues du Danemark.
Cigo :J’aime beaucoup l’architecture de la rue piétonne Gägade. Son désigne urbain est moderne, Tout en étant mêlé à des références historiques, et maritimes.
Cigai : C’est juste Cigo de plus la rue est pensée pour le climat, l’histoire et sa convivialité.
Klara : Elle est d’inspiration maritime
Cigo : Son architecte à su s’inspirer de la marine. Son thème central rend hommage à l’histoire portuaire de Frederikshavn ;
Cigai : On y trouve des éléments de design évoquant les cartes maritimes des phares et des instruments de navigation finement intégrée dans le mobilier urbain et les pavés.
🧱 Matériaux et textures
Madame Klara à Appolon, : Le sol te convient petit Appolon ? Il est composé de « brosten » (pavés traditionnels, et de chaussées en pierres recyclées.
Appolon : Ah oui, Klara, c’est parfait pour mes délicats coussinets. cela à l’air authentique, et fait pour durer… C’est surtout prévu pour le passage des nombreuses voitures. Ils sont forts les Danois.
🌿 Espaces verts et lieux de rencontre
Monsieur Génie : Oh ! même des zones végétalisées et des espaces ouverts. Bien pensé pour favoriser des rassemblements, pour les fêtes évènements (concert, foires etc…ont été aménagés pour créer des points de rassemblement. Et même des zones ensoleillées.
♿ Accessibilité et modernité
Madame Klara : Ils ont pensé vraiment à tout le monde même aux personnes présentant des handicaps, (Vue, mobilité) Le tout bien sécurisé.
Monsieur Génie : C’est une rue sacrément bien pensée : Elle combine fonctionnalité, esthétique et respect de l’environnement, tout en étant vivante et accueillante pour les jeunes. Elle m’air parfaite cette rue.
Madame Klara à Monsieur Génie : C’était une excellente idée de s’arrêter ici.
🎨 Culture et découvertes.
Appolon qui ne cesse de tout sniffer :A cela s’ajoute : Des musées, un parc animalier, des jardins botaniques, des vues panoramiques, même une réserve naturelle. Mais surtout la plage aux 100 palmiers, la fameuse –Palmestranden- qui rencontre beaucoup de succès.
Au port de Frederikshafn;
Vers 17 h. nous quittons Frederikshavn pour Hedebo camping-Strand.
Nous avons eu une magnifique journée ensoleillée, le vent nous ramène un peu de fraîcheur.
Appolon :Surtout nous avons goutté un peu de la cuisine danoise.
Cigo et Cigai : Tu parles pour toi Appolon. Nous, nous n’avons eu la moindre miette.
Appolon embêté : Je n’en peux rien les cigognes. Vous étiez éloigné pendant le repas.
Au camping, « Hedebo Camping Strand proche de Frederikshavn le gérant nous remet un Ci-dessous centre-ville de Frederikshavn, Danemark.
En fin d’après-midi nous revoilà sur la route pour nous rendre au camping de Hobro. Dans un camping à la ferme ce jour du 10 mai.
Le Destrier :Nous voici à Hobro, le compteur indique 71209 km. Tout le monde descend pour se détendre, la journée a été longue. Clara ira à l’accueil nous inscrire, avec tous les documents administratifs : Carte grise, passeport de Clara et Génie, et pour Apollon s’ajoute son carnet de vaccination.
Appolon : C’est un joli parcours Le Destrier, tu as bien roulé, je suis fier de toi.
Le destrier :Oh que c’est gentil. Je te fais gros câlin petit Appolon. Sans t’écraser bien sûr.
Cigai : Ah ! Il a aussi besoin d’un passeport ? Malgré sa puce qui prouve son identité ?
Cigo :Nous aussi les cigognes d’Alsace avons une puce située dans la nuque. Mais nous n’avons pas de passeport. Malgré cela nous sommes « suivi » sur leur ordinateur. Ah lala, si les anciens savaient cela, que diraient-ils ? Le côté positif : Nous pouvons aussi être soigné par les humains. Fini le temps où les animaux étaient considérés comme du mobilier.
Son histoire :🛡️ Hobro – Le bastion des Vikings
Ville de marché au bord du fjord de Mariager, avec la forteresse circulaire de Fyrkat, classée UNESCO.
Le musée Viking vous plonge en 980, sous le règne d’Harald à la Dent Bleue.
Culture, théâtre, musées maritimes… et même une carte du monde en miniature !
Le savais-tu ?
Hobro, c’est le Danemark des sagas, des drakkars et des récits oubliés.
Hobro : un détour par l’histoire wiking, peut-être un clin d’œil à Fyrkat ?
Au camping nous sommes accueillis par un couple sympathique et avenant. Ils sont parents de deux enfants. Compte tenu de la chaleur, ils nous proposent d’entrer dans la cour, à côté d’un hangar, qui est bien ombragée.
Enfin, une petite pause pour profiter du soleil et de l’environnement.
Pendant que nous nous installions, voilà que notre Appolon partit à la découverte des lieux. Voilà qu’il entre dans le hangar, puis il en fait le tour, longe la rivière en contrebas, bordée de hautes herbes et diverses fleurs sauvages. A qui, au passage leurs contes fleurettes.
Klara :Pourvu qu’il ne tente pas de trop s’approcher, pensais-je. Non ! Il descend trop bas, réactive, je le rappelle à l’ordre. Obéissant, il remonte vers nous, puis s’approche de la volaille. Il y a trop de risques avec Appolon, aussi quitterons nous la ferme le lendemain matin.
Cigo et Cigai partirent à sa recherche, et lui demandèrent de rejoindre Madame Klara.
Finalement connaissant ses goûts pour la chasse aux volailles, Klara le rappelle encore une fois. Il arrive à contre cœur, et Clara en profite pour le mettre à la laisse. Prévoir c’est commander pensais-je tout haut.
Des poneys, curieux sont également venus nous rendre visite. Appolon impressionné, n’osait s’en approcher, par crainte de recevoir des coups de sabots. Le soir venu, leurs curiosités assouvis. Ils sont rentrés dans la grange.
Les propriétaires des lieux nous invitent à utiliser la salle de bain, situé à l’étage de leur propriété. Rien de tel qu’une bonne douche dans une spacieuse salle de bain.
Au petit matin, nous profitons du beau temps pour prendre le petit déjeuner au soleil, dans un bel écrin de verdure, égayé par les fleurs sauvages, et les chants d’oiseaux. Ce sera une belle journée. Nous préparons notre véhicule pour étape l’étape suivante.
Klara aux cigognes : Cigo et Cigai faites bien le plein d’énergies. Ici en plus du ruisseau qui longe la ferme, vous trouverez suffisamment à manger dans les champs voisins.
Génie :C’est une bonne chose Klara de leur donner parfois des consignes. Il leur arrive parfois d’être tête en l’air, tant notre voyage les amuse. Je vais donner le repas à Appolon.
Après le petit déjeuner pensant que nos sympathiques hôtes sont déjà levés, Madame Klara va sonner pour régler la nuitée. Quelle surprise de voir la propriétaire en bien petite tenue pour nous ouvrir. Autre pays, autre culture, me disait-elle. Elle lui remet le paiement, et la quittons avec un bien timide au revoir.
Appolon : Je suis le seul qui a eu la chance de bénéficier d’un peu plus d’attention, la dame me fit de gros câlins. Inutile de vous raconter combien Cigo et Cigai m’avaient envié.
Appolon : —Hé oui ! les cigognes, —vous ne pouvez avoir le ciel et les câlins des humains.
—Oh ça va petit Appolon, nous sommes très contentes pour toi. Tu as eu des câlins. Parce que… parce que …Tu as respecté les poules.
Klara et Génie semblent déçu de ne pouvoir faire un brin de conversation. La langue danoise, trop difficile et trop pragmatique pour nous.
Puis nous nous nous rendons dans une autre ferme, située à Slagelse. Le Destrier nous informe ce 11 juin que nous avons déjà effectué 71764 km, la nuitée 10 il fait, très beau soleil, malgré la fraîcheur (13C°. Quelle chance que le soleil continue de nous accompagner.
Nous avons perdu 10C°en une nuit. Nous nous y sentons bien. Le soleil, persiste et signe. Il compte bien nous accompagner jusqu’au Kapp-Nord. C’est tout bonnement agréable d’avoir sa luminosité et son regard chaleureux, en ce début de printemps danois. Voilà que nous sommes au camping, et les cigognes perchées sur le toit du hangar, nous acclame et chante en claquetant « Soyez les bienvenus ». Apollon se met à aboyer de joie, et le voilà courir vers les cigognes, comme s’il ne les avait vus depuis une éternité. Tant il est heureux. Il nous a encore échappé ! ce coquin.
Vite Génie va le rappeler à l’ordre. Heureusement il était bien vite revenu accompagné des cigognes.
L’hôte vient vers nous, et avant même que nous soyons arrivés au parking prévu pour une nuit, s’empresse de nous informer que l’orage ne va pas tardèrent à s’éclater.
Effectivement à peine installé et branché sur le secteur, que le ciel se fissure, qu’il s’illumine de son impressionnant éclair, suivi rapidement d’un grondement violent dans le ciel. Bien vite, nous nous mettons tous à l’abri,
Cigo et Cigai sont parties se blottir dans les hautes herbes, là ou elles sentent en sécurité. Comme si cela lui coûtait de lâcher toute cette eau qu’il avait accumulé au cours de ces derniers jours de soleil. Enfin ! le ciel lâche toute sa réserve dans un telle violence… tel un accouchement terriblement douloureux. Et enfin il déverse toute cette accumulation d’eau sur les villes et les champs. Une pluie torrentielle s’abat sur la contrée, puis enfin apaisante, et rafraîchissante pour toutes ces vies humaines, animalières forestières et prairies.
Ce fut certainement une peur effrayante par les violents coup de tonnerres et de ses éclairs, une fois la colère du ciel calmé, une joie apaisante s’enchaîne pour l’ensemble de la contrée. A peine le calme retrouvé, et malgré la pluie qui continue de tomber doucement, Appolon le petit teckel féru de ses amies les cigognes profitant de la porte à peine ouverte par Monsieur Génie, sortit en courant à la recherche de Cigo et Cigai. Férue il usa de son flaire et de son odorat pour retrouver les compagnes de voyage.
Malgré la terre mouillée, les petites flaques par-ci par-là. Bien que Monsieur Génie craignant de le perdre dans ces vastes prairies, dont l’herbe est déjà bien haute, lui demanda de revenir. Appolon n’en fit qu’à sa tête. Il poursuivit sa recherche. Pour cela le petit chien usa de son flaire et de son ouïe super développée. Dans cette multitude d’odeur d’herbes et de fleurs encore mouillée, il parvient à repérer l’odeur si particulière des cigognes. qui lui chatouillait les narines. Puis rapidement il découvrit le parcours de ses copines, il suivit leur odeur, tout en sniffant par-ci par-là les odeurs d’herbe mouillée, de fleurs et de la terre imbibée d’eau. Ses pattes à présent boueuses, son ventre mouillé, il poursuivit sans relâche sur ses courtes pattes, puis tout à coup il perçut un bruit familier. Leurs plumes, alourdies par la pluie, exhalent une odeur de marais, de vent, de voyage. Encore quelques pas, et je les découvrirai.
Effectivement il trouva Cigo en train d’avaler une grenouille gigotant encore au bout de son bec, et Cigai fit tourner un long vert de terre autour de son bec, et SLRP ! SLRP ! il l’avala.
Appolon : Ah vous voilà enfin. J’étais très inquiet pour vous deux. L’orage était d’une violence. J’en tremblais de tout mon corps et je me faisais un sang d’encre pour vous. Et vous qu’êtes-vous en train de faire ? Remplir votre coffre.
Cigo et Cigai : Oh quelle joie de te revoir. Toi aussi tu nous à manqué, te sachant en sécurité avec Monsieur Génie et Madame Klara. Nous avons jugé utile de manger ces délicieux petits animaux. C’est notre rôle tu sais bien. Rassure-toi, nous ne prélevons que le nécessaire pour notre survie. C’est la dure loi de la nature. C’est aussi pour le bien-être de la nature.
Appolon : Oui si tu le dis : A propos quel goût ont les grenouilles et les vers de terre ?
Cigo : Oh le ver de terre ? «Il a un délicieux goût terreux parfumé à la pluie fraîchement dorée par le soleil a qui les nuages ont cédé leur place », « une odeur et un gout subtil d’herbe et de fleurs mouillée »…Humm un vrai régal, petit Appolon.
Appolon :Et la grenouille ? Quel goût a-t-elle Cigai ? Ah la grenouille mon cher Apollon c’est un vrai festin au gout tendre doré aux accents de poulets rôti aillé, persillé, échalotté …un délice que seul un riesling d’Alsace sait accompagner sans ivresse mais avec panache. Mais attention mon cher, tout cela reste entre nous. Les humains n’ont pas encore compris l’art de la vraie cuisine des marais. Appolon : Merci pour vos réponses mes chères cigognes, Vous m’avez enrichi d’une nouvelle connaissance. Allons rejoindre Monsieur Génie et Madame Klara. Ils doivent être inquiets.
Tous les trois les pattes dans la boue ; poils et plumes mouillé retournent tranquillement vers Génie et Klara.
Un peu plus tard, une fois que l’orage s’en était éloigné, nous nous rendons chez le propriétaire, qui est agriculteur céréalier. Nous nous informons auprès de monsieur quant à la possibilité d’avoir de l’eau potable, et du prix de la nuitée.
Nous avons de la chance, il parle allemand, cela nous facilite la vie. Ainsi, nous pourrons converser un peu sur les conditions de travail des agriculteurs céréaliers du pays. Il nous a expliqué, que comme en France, les céréaliers, pour survivre sont de plus en plus obligé de se diversifier.
Vie d’un céréalier à Hobro (Danemark)
Hobro est une petite ville située dans le Jutland du Nord, entourée de terres agricoles fertiles. Les céréaliers y cultivent principalement du blé, de l’orge, du colza et parfois du maïs, selon les saisons et les besoins du marché.
Conditions de travail Saisonnalité forte : le rythme est intense au printemps (semis) et en été/automne (récoltes), plus calme en hiver. Technologie avancée : les exploitations danoises sont souvent bien équipées (tracteurs GPS, capteurs connectés, drones). Climat tempéré : les hivers sont froids mais pas extrêmes, les étés doux, cela permet une bonne diversité de cultures. Autonomie : le céréalier gère tout, de la préparation des sols à la commercialisation des grains.
Conditions de vie Cadre naturel agréable : Hobro est proche du fjord Mariager, avec des paysages vallonnés et boisés. Communauté agricole soudée : les céréaliers collaborent souvent avec des coopératives locales. Accès aux services : bien que Hobro soit une petite ville, elle dispose d’infrastructures modernes (écoles, hôpital, commerces). Qualité de vie danoise : le Danemark est réputé pour son équilibre vie pro/perso, ses aides agricoles et son respect de l’environnement.
Revenus et perspectives Les revenus varient selon la taille de l’exploitation, les rendements et les subventions européennes. Les céréaliers danois bénéficient souvent de formations continues et d’un bon accompagnement technique.
Vie d’un céréalier à Danemark Hobro (Danemark) Le quotidien d’un céréalier danois : horaires, tâches, défis. Les coopératives locales : comment elles soutiennent les agriculteurs. Les pratiques durables : rotation des cultures, réduction des intrants. Le rôle de la PAC (Politique Agricole Commune) dans leur revenu.
Le lendemain matin, Klara règle la nuitée et reprenons la route de Odense, nous faisons une pause repas à environ 35km de la destination prévue.
Nous avions passé une excellente nuit réparatrice. Nous nous levons à 7h30. Il y faisait à peine 13°C. à l’intérieur. La température a bien chuté de la veille à aujourd’hui. En effet nous avons perdu une dizaine de degrés. Klara ouvre les volets. Super ! Ss’exclame-t- ‘elle. Le soleil entre de plein fouet dans notre maison roulante. Il fait beau, et c’est là, bien le principal nous dit-elle.
Après le rituel petit déjeuner et l’entretien journalier du véhicule, faisons nos adieux à nos hôtes, qui se donnaient beaucoup de peine pour un brin de conversation avec nous en allemand, Un couple bien sympathique- -et nous prenons la route pour Slagelse, ou nous passons une autre nuit dans une ferme. A Slagelse Bien que n’ayant passé que la nuitée qui s’élève à 10€ .
Le soleil continue de nous accompagner, et c’est vraiment formidable. Nous avons passé une dernière nuit dans un camping à la ferme ce jour du 12 mai : Voici son histoire en quelques mots, ainsi que des ponts d’Odense. Car ; il y en a plusieurs.
Nos cigognes traversent un de ces ponts en quelques battements d’aile. Elles nous attendront plus loin à Helsingborg. Quant à nous, en camping-car, nous nous rendons à Elseneur où nous prenons le ferry.
La traversée en ferry s’élève à 80€ :
. 🏗️ Slagelse – Entre Trelleborg et modernité
Ville de Sjælland, elle abrite Trelleborg, une forteresse viking circulaire unique9.
Centre commercial et industriel, elle fut un carrefour au Moyen Âge.
À Korsør, une base navale stratégique.
Slagelse, c’est l’équilibre entre les cercles du passé et les lignes du présent.
En route pour Elseneur par un des nombreux ponts :
Monsieur Génie: le saviez vous ? Son histoire des ponts/
🌉 Les ponts d’Odense – L’art de relier
Odense, ville natale d’Andersen, est traversée par plusieurs ponts modernes et historiques.
Mais le plus célèbre reste le pont de l’Øresund, reliant Copenhague à Malmö : 16 km de prouesse technique11.
Il combine pont, île artificielle et tunnel sous-marin.
Ces ponts ne relient pas que des rives, ils relient des mondes.
Au passage d’un de ces ponts ci-dessous voici un brin d’histoire :
🎭 Elseneur (Helsingør) – Le théâtre du destin
Ville face à la Suède, célèbre pour le château de Kronborg, décor de Hamlet13.
Ancien poste de péage maritime, elle fut l’une des villes les plus riches d’Europe.
Aujourd’hui, théâtre en plein air, musées maritimes et légendes vivantes.
À Elseneur, chaque pierre semble attendre que Shakespeare revienne. Cette commune, bien que ne figurant pas dans les livres d’histoire comme une grande ville royale ou viking, fait partie intégrante du tissu rural du Danemark. Son histoire est celle de la terre et des gens qui la travaillent. Le lendemain nous prendrons le Ferry à Elseneur pour la Suède. La nuitée s’était élevée à 10€.
Notre Appolon, nous ne savons pourquoi, est bien nerveux dans le véhicule. Peut-être nous faut-il faire une pause ?
EN BREF : Cigognes blanches : oiseaux migrateurs emblématiques d’Alsace. Elles partent en Afrique pour éviter le froid et reviennent au printemps. Associées à de nombreux nids sur cheminées et pylônes. Rôle crucial dans l’écosystème : régulation des populations de petites espèces. Protection des populations grâce à des efforts de conservation. Chef-d’œuvre culturel : considérées comme porteuses de chance et de bonheur. Attraction touristique majeure, favorisant la sensibilisation à la biodiversité.
LEGENDE D’Alsace : En Alsace une ancienne légende raconte, que lorsqu’une femme ne peut avoir d’enfants, il suffit de déposer un morceau de sucre sur le bord de la fenêtre, pour que le lendemain elle ait un bébé.
Monsieur Génie Le saviez vous ? RIBE / Son histoire : 🏰 Ribe – La doyenne du Danemark Cigai : « Le sable garde les secrets des voyageurs qui rient au vent. » Fondée au VIIIe siècle, Ribe est la plus ancienne ville de Scandinavie. Ancien port viking, elle conserve une cathédrale médiévale et un centre historique intact. Le Ribe Viking Center propose des reconstitutions vivantes : ici, l’histoire se joue en costumes. Anecdote : Maren Spliids, accusée de sorcellerie, y fut brûlée en 1641.
A PROPOS DES « DRAKKARS« .
1. Ragnar Lodbrok : L’homme aux « Braies velues » Ragnar est à la frontière entre l’histoire et la légende. Ce qui impressionne souvent, c’est son audace : Le nom : Lodbrok signifie « braies velues » (on raconte qu’il aurait fabriqué un pantalon en peau de bête bouillie dans la poix pour se protéger du venin d’un serpent géant). La symbolique : Il représente l’esprit d’exploration sans limite. Dans votre récit, il pourrait être l’ombre lointaine qui guide ceux qui n’ont pas peur de traverser les mers (ou les grands ponts !). 2. La Symbolique du Drakkar : Le Serpent des Mers Le mot « Drakkar » vient du mot norrois Dreki (Dragon). La proue : La tête de dragon sculptée à l’avant n’était pas seulement pour faire peur aux ennemis, mais pour effrayer les esprits protecteurs (landvættir) des terres qu’ils approchaient afin qu’ils ne les maudissent pas. La structure : Ces bateaux étaient souples, ils « dansaient » sur les vagues au lieu de lutter contre elles. C’est une belle image qui rejoint votre « Secret du Feu » : savoir danser avec les éléments, qu’il s’agisse de la mer ou d’un orage violent dans un camping. Monsieur Génie Le saviez vous ? « Alors que les drakkars de Ragnar fendaient jadis l’écume avec leurs proues menaçantes, notre motor-home, lui, glisse sur le bitume du Grand Pont avec la même soif d’horizon. Les géants de bois ont laissé place à nos souvenirs, mais l’esprit du voyage, celui qui nous fait braver l’orage pour retrouver nos cigognes, reste inchangé. »
Le Feu des Mondes. Un conte magique inspiré de Ribe et New York :
Le Chant des Cigognes. Cigo et Cigai.
Dans un monde où les frontières entre les villes s’effacent, Ribe, la plus ancienne ville du Danemark, Se mêle à la grandeur de New York. C’est là, au cœur de cette fusion improbable, que vivent deux cigognes légendaires : Majestueuses et sages,
elles portent fièrement des casques vikings,
symboles de leur lien avec les anciens dieux du Nord. Chaque été, elles reviennent à Ribe pour célébrer le feu des mondes, une flamme magique qui unit les peuples et les rêves .
Épilogue : Une Étincelle dans le Cœur. Depuis ce jour, Ribe et New York sont liées par une légende. Et chaque été, si tu tends l’oreille, tu entendras peut-être le pas léger d’un teckel, le battement d’ailes d’une cigogne, et le rire de deux petits vieux dansant autour d’un feu éternel.
Itinéraire de Conquête : Du Danemark à la Suède (Mai 2018)
La Danse des Mondes : La nuit tombe. Les lumières de New York scintillent à l’horizon, se mêlant aux étoiles du ciel danois. Autour du feu Cigo, Cigai, Génie, Klara et Appolon dansent. Leurs ombres s’étirent, leurs rires résonnent, et la magie opère. Le feu crépite, projetant des étincelles dorées. On dit que chaque étincelle est un rêve qui prend vie. Les passants s’arrêtent, émerveillés. Les enfants rient. Les anciens pleurent de joie.
Retour de Génie et Klara : Cette année-là, Génie et Klara, deux petits vieux modernes au cœur jeune, arrivent dans leur motor-home étincelant. Coiffés eux aussi de casques vikings, ils sont venus danser autour du feu, comme ils le faisaient jadis. À leurs côtés trottine Appolon, leur fidèle teckel noir au poil ras, curieux et malicieux. Il renifle les pierres de la cathédrale de Ribe, qui semble vibrer sous les chants anciens.
Le Secret du Feu : On raconte que le feu des mondes ne s’allume que lorsque l’amour, la mémoire et la fantaisie se rencontrent. Et que ceux qui dansent autour de lui, le cœur léger, voient leurs souhaits les plus profonds se réaliser. Mais attention… Seuls ceux qui croient encore aux cigognes, aux vieux contes et aux teckels magiques peuvent entendre le chant de Cigo et Cigai.
Départ
Départ
départ
Départ
Départ
Départ
Départ
Départ
7mai
7 mai
8 mai
9 mai
10 mai
11 mai
12 mai
Lieu
D. Niebüll DK Ribe arrivée à 12h.
Ferme
Farm Camping Stovstrup Enge. Départ 10 h
Départ pour Hjaerbaekfjord 10 h pour Frederikshafn.
Hjaerbaekfjord Camping bord de mer.
Départ prévu à 3h du matin. Ferry annulé
Direction ODENSE
Grand départ pour la Suède
Arrivée kmetrage
70 673 km
70 827 km
70 939 km
71 092 KM
changement de kap. pour HOBRO 71 209 km
Passage du grand pont. 71209 km
71 764 km
Retrait 1200Kr (120€°
228 kr /nuitée
Achats billet ferry au port de Frederikshavn 155€ ( 795kr)
Départ ferry annulé
Grand beau temps tte la semaine
Billet ferry Kopenhague Helsingboard 80€
divers
Dépenses alimentaires 45 €
2 cafés 25kr
Orage
Route Halmatad
Ferme
Farm Camping Stovstrup Enge à 16h40
Camping bord de mer, 160kr avec Accis.
Départ pour Hjaerbaek fjord camping
Camping Ferme HOBRO
Ferme de Slagelse
Nuitée bord de mer Falkenberg, puid P. Hypermarché
Tout compris =Eau et électricité.
Nuitée 10€
Nuitée avec ACCIS 160 Kr €
228 kr/Nuitée.
50 Kr /Nuitée
10€ nuitée tt compris.
Nuitée 0€ Gasoil 627,44 kr, (65€)
Parcours du jour.
154 km
Arrivée 12h
Arrivée Falkenberg 15 h 460km
lechappee deklara.com
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« Alors que les drakkars de Ragnar fendaient jadis l’écume avec leurs proues menaçantes, notre motor-home, lui, glisse sur le bitume du Grand Pont avec la même soif d’horizon. Les géants de bois ont laissé place à nos souvenirs, mais l’esprit du voyage, celui qui nous fait braver l’orage pour retrouver nos cigognes, reste inchangé. »
A BIENTÖT EN SUEDE
Le 12 mai nous quittons le magnifique pays De DANEMARK : pour la Suède :
Monsieur Génie : Bad Salz-detfurth : Peu avant le départ. Tout l’équipage s’anime… Sans doute lié à notre changement imminent de ville. Nouvel environnement nouvelle odeur…nouvelle falques a sentir pour Appolon. Comme chaque matin après notre rituel petit déjeuner, le rangement et la préparation de notre « Le Destrier », nous saluons nos voisins éphémères et prenons la route pour Neumünster.
Le-Destrier : Tout le monde est prêt ?
Cigo, Cigai et Appolon : Ça y est Le Destrier, tout le monde est prêt, même Klara & Génie sont fins prêts, tu peux faire ronronner le moteur. Il a l’air impatient de se réchauffer nous conduire à bon port.
Monsieur Génie s’installe au volant, Madame Klara à sa droite, et comme d’habitude le petit Appolon s’installe sur les jambes de Madame Klara. Et les cigognes ? Sur le toit de notre véhicule en train de se gonfler les plumes et se préparer à l’envol.
Nous sommes le 2 mai, il fait un peu frais et depuis le premier jour de notre voyage, le soleil nous accompagne. C’est magnifique. Sous ce voile de brouillard, la silhouette du port de Hambourg se devine comme un vieux rêve de commerce et d’aventure.
Pendant que madame Klara vérifie le GPS, s’assure que les paramètres correspondent au parcours à venir, Monsieur Génie, vérifie le parcours sur sa carte en papier. (Nous pensons que les deux sont utiles on ne sait jamais, le GPS pourrait tomber en panne par exemple) . C’est juste, une sage précaution. Et comme cela arrive parfois dans un couple, de grandes discussions inutiles, les animes.
Appolon : Ah les anciens, je vous jure…Enfin « Le Destrier » a eu l’accord de Monsieur Génie pour se +mettre en route. Doucement, nous quittons cette aire de service pour Neumünster. Nous arrivons vers Hambourg ; là, les choses semblent se compliquer. De colossaux travaux sont en cours. Cela rend Monsieur Génie un court instant hésitant. Le temps d’analyser la nouvelle configuration, de revérifier sa carte en papier et Madame Klara, le GPS. Quelques dizaines de kms plus loin une pause s’impose.
Nous arrêtons sur un parking. Juste le temps de prendre un petit café, et un brin de conversation avec un autre camping-cariste. Les cigognes elles aussi ralentissent, le temps d’observer les intentions de Monsieur Génie. Finalement tout va bien. Hombourg est réputé pour être un très important import maritime.
Le Destrier et la Grue portuaire :Une scène de suspension et de réconfort Sous le ciel laiteux du port de Hambourg, le Destrier hésite. Ses roues frémissent sur les pavés humides, son capot se plisse d’inquiétude. Le Destrier (à voix basse) : « Et si elle m’arrachait mes roues ? Et si je devenais… un simple châssis suspendu dans le vide ? »La grue portuaire, haute et stoïque, incline sa tête d’acier. Elle parle peu, mais ses câbles vibrent d’une tendresse mécanique. Grue portuaire : « Je ne prends que ce que tu veux bien me confier. Tes roues resteront tiennes, Le Destrier. Je ne suis qu’un passage, pas une fin. « À quelques mètres, Appolon, le petit teckel noir aux poils ras et brillant, avec son museau et ses petites pattes couleur feux , un peu philosophe, tremble sur les jambes de Madame Klara, qui le tient contre son manteau de laine. Appolon : « Je sens le vertige, Klara… Le tunnel me semble un gouffre sans lumière. »Mais voilà les deux cigognes, Cigo et Cigai, descendent en vol plané, leurs ailes dessinant des arabesques rassurantes. Cigo : « Le tunnel est un poème souterrain, Appolon. Il ne vous avale pas, il vous relie. »Cigai : « Et nous serons là, à l’autre bout, pour vous accueillir avec des cercles de ciel et des croissants de vent. « Le Destrier regarde la grue. Il ferme les yeux. Il accepte. Et tous ensemble, ils s’engagent dans le magnifique tunnel sous la ville, un boyau de lumière et de murmures, où les roues roulent sans crainte, les câbles chantent doucement, et les cigognes dansent au-dessus des eaux.
L’entrée du tunnel sous la ville de HAMBOURG : Chut ! j’ai surpris ce petit dialogue suspendu entre ciel et acier, entre Madame Klara et la grue portuaire, sur le thèmeEntre ciel et acier- attachement et lâcher prise.
“Ce que l’on soulève, on ne le perd pas”La grue, haute et silencieuse, vient (pour lui montrer comment cela se passerai – de déposer le Destrier sur la plateforme roulante. Ses câbles se détendent dans un soupir métallique. Madame Klara, les mains encore posées sur Apollon, lève les yeux vers elle. Klara (doucement) : « Vous les soulevez comme s’ils étaient des coquilles d’œuf… Et pourtant, vous ne tremblez pas. » Grue portuaire (voix grave, presque minérale) : « Je ne tremble pas, car je ne retiens rien. Je ne garde pas. Je transmets. »Klara : « Mais n’avez-vous jamais peur qu’ils ne tombent ? De ne pas savoir où ils vont atterrir ? »
Grue : « Ce n’est pas à moi de choisir leur destination. Mon rôle est de les porter juste assez haut pour qu’ils voient plus loin. »
Klara baisse les yeux. Elle pense à ses valises, à ses souvenirs, à ce qu’elle a dû abandonner pour continuer.Klara : « Et si ce qu’on soulève ne revient jamais ? »
Grue : « Alors c’est que ce n’était pas un fardeau, mais une mue. Ce que l’on perd en montant, c’est parfois ce qui nous alourdissait. »Un silence. Puis Appolon, frêle mais vaillant, aboyant avec une bien petite voix : Wouah ! wouah redescendez moi s’il vous plaît la grue.. Klara sourit.Klara : « Merci. Je crois que je peux avancer, maintenant.
Cigai (avec un clin d’œil) : « Et nous sommes là, comme promis. Avec des cercles de ciel et des croissants de vent. »
Appolon bondit de joie. Klara rit doucement. Monsieur Génie fier d’avoir pu traverser ce magnifique tunnel. Le Destrier, lui, ne dit rien — mais ses roues brillent d’un éclat nouveau.
« Grue : « Alors va. Et souviens-toi : ce que l’on soulève avec soin, on ne le perd pas. On le transforme. « Attendez Madame Klara et petit Appolon : ceci n’était qu’un exercice Je vais tranquillement vous déposez à l’entrée de votre tunnel. Madame Klara et Appolon : Nous vous en remercions de tout notre cœur « La grue »Ce que l’on soulève en soi” La grue portuaire, haute et silencieuse, regarde l’équipage s’orienter vers le tunnel. Elle ne bouge pas. Elle nous a soulevé pour démontrer ses capacités, puis ramenez au sol à l’entrée du tunnel ;Klara (levant les yeux) : « Vous ne nous avez que présenté vos compétences, et redéposé au sol. Et pourtant, nous avançons plus légers. « Grue portuaire (voix grave, presque minérale) : « Oui Madame Klara . Je ne vous ai que montré mes capacités, et peut être cela avait-il suffi pour vous alléger un peu de votre crainte. Klara : « C’est étrange… Comme si votre silence avait déplacé quelque chose en nous. »Grue : « Parfois, ce que l’on soulève n’est pas visible. Ce sont les hésitations, les poids intérieurs, les nœuds dans les roues. « Klara regarde Apollon, qui se lèche tranquillement son pelage. Rassuré . Le Destrier avance sans bruit, ses roues pleines de confiance. Klara : « Alors vous êtes une grue d’âme. Une grue qui ne touche pas, mais qui transforme. « Grue : « Je suis là pour rappeler que l’on peut avancer sans être soulevé. Que le passage existe, même sans levée. « Et Madame Klara reprend son voyage vers le tunnel en compagnie de son équipage. Les cigognes les attendront de l’autre côte de cette magnifique ville portuaire. Le cœur un peu plus léger. La grue reste là, immobile, mais son ombre s’étire comme une main invisible qui a déjà aidé. “À l’autre bout du tunnel” Le Destrier, Appolon, Klara et leur équipage s’engagent dans le tunnel sous la ville. Ce n’est pas un boyau froid, mais un passage vibrant, où chaque lumière suspendue semble cligner de l’œil. Les roues roulent sans crainte. Les murs murmurent des encouragements. Et à l’autre bout, dans une clarté laiteuse, Cigo et Cigai les attendent. Cigo (ouvrant ses ailes) : « Vous avez traversé sans être soulevés. C’est que vous étiez déjà prêts. »
“Neumünster : la halte des hésitations”
Le tunnel derrière eux, l’équipage émerge dans les plaines du Schleswig-Holstein.
Neumünster se présente comme une ville de carrefours, de gares et de vitrines.
Le Destrier ralentit. Appolon observe les vitrines avec curiosité. Klara, elle, sent une tension dans l’air.
Ils s’installent près d’un petit parc, entre deux bancs de béton et une fontaine timide. Les cigognes survolent la ville sans se poser.
Le Destrier : « Peut-être qu’elle attend qu’on ne s’arrête pas trop longtemps. Juste assez pour respirer. »
Neumünster est une halte, pas un port.
Klara : « C’est une ville qui semble attendre quelque chose… mais quoi ? »
“Leck : détour vers l’inattendu.” Mais voilà que les plans changent. À cause de travaux importants près de l’aire de service, proche d’une piscine aux reflets chlorés, l’équipage doit bifurquer.
Appolon (inquiet) : « Ils préparent la place pour les touristes classiques… Et nous, alors ? »
Cigo (souriant) : « Les voyageurs ne cherchent pas les places préparées. Ils trouvent celles qui les appellent. »
Nous quittons Neumünster, pour Leck …
Leck devient la destination.
Et Leck, justement, les appelle. Une petite ville aux toits bas, aux chemins de traverse, où l’on peut encore entendre le vent dans les peupliers. Pas de foule, pas de programme. Juste un espace pour improviser.
Klara : « Nous ne sommes pas des touristes. Nous sommes des témoins. Des passants qui laissent des traces invisibles.
« Le Destrier se gare près d’un vieux moulin. Appolon s’installe sur un banc en bois. Les cigognes, fidèles, s’installent sur le toit.
A Leck nous nous sommes arrêtés sur une immense aire de service pour camping-car, proche également d’une piscine, entouré de très haut murs, les emplacements très bien délimités avec eau et électricité, une entrée sécurisée.
La présence de 3 autres campings caristes, nous encourageaient à y passer la nuit, nous avions échangé avec eux et ainsi glané quelques informations pour le parcours suivant. Le lendemain nos trois voisins de nuit avaient déjà quitté… Nous avons décidé avec Monsieur Génie et notre équipage à nous rendre vers le centre-ville réaliser quelques photos. quittons momentanément cette aire de camping-car, et partons à pied à la découverte de cette belle ville que semble être LECK.
Appolon à la laisse tenue par Monsieur Génie, les cigognes volent de toit en toit, et moi-même équipée de mon sac à dos contenant une bouteille d’eau une pomme, le smartphone un petit carnet et un stylo. Dans ma main mon appareil à photo.
Aire de service de LECK
en direction
de Niebüll
Leck
Je traverse la route pour réaliser de belles photos d’un point de vue différent. Puis j’ai le sentiment d’être suivi. Je m’arrête un cours instant, je me retourne un homme au comportement étrange. portant un gilet jaune fluo. s’arrêta également.
Je me remets à marcher, je m’arrête à nouveau. Effectivement il me suivait. Quelques mètres plus loin, arrivé à un passage pour piéton, à un feu rouge…
J’appuie sur le bouton pour que le feu devienne rouge et simultanément, d’un coup sec j’interpelle sur un ton impérieux. GENIE ! GENIE !
Monsieur Génie Stupéfait, semblait venir d’un autre monde, sans doute celui de la nature qu’il observait, soudainement m’aperçoit.
Dans la foulée, mon poursuivant opéra un demi-tour sec il se sauva, empruntant une rue adjacente.
Que voulait-il ? Qu’importe mon appel a suffit pour le faire fuir, Monsieur Génie prit subitement conscience, qu’il y avait un réel risque.
Aussitôt, en colère, je demandais à Monsieur Génie de retourner l’aire de service. Celle-ci bien qu’entourée de hauts murs à côté de la piscine, et sécurisée. Après cette désagréable expérience, je ne me sentais plus en sécurité. De plus, il n’y avait plus personne. Nous nous trouvions seuls dans une très grande aire de service, qui semblait pourtant avoir été sécurisée.
Comme « Le destrier était prêt à partir, le temps que chacun d’entre nous s’installe dans « Le Destrier » nous lui demandions de nous conduire à Niebüll.
Et Klara commence à écrire…
Le saviez-vous ?
Monsieur Génie et Madame Klara : Voici ce que nous avons glané pour vous les amis : Madame Klara :⚓Dès le XIIIe siècle, Hambourg devient un port franc, facilitant les échanges sans droits de douane, et s’impose comme un membre clé de la Ligue hanséatique, ce réseau de villes marchandes du nord de l’Europe. Aujourd’hui Le port de Hambourg, surnommé “la porte sur le monde”, est un carrefour maritime historique et vibrant, mêlant héritage hanséatique et modernité logistique. Sous ce voile de brouillard, la silhouette du port de Hambourg se devine comme un vieux rêve de commerce et d’aventure. ⚓
Monsieur Génie : ⚓Ce port millénaire, né d’un privilège impérialFondé officiellement en 1189 par une charte de l’empereur Frédéric Barberousse (peut-être apocryphe, mais symbolique), le port s’est développé sur les rives de l’Elbe, à 100 km de la mer du Nord.
Le Destrier : Nous sommes le 3 mai, et le compteur affiche fièrement 70659 km.
Déroulement d’une matinée, avant un départ, au camping-car.
Monsieur Génie : Nous nous levons à 7 h 30, il fait plutôt frais, mais nous avons le beau temps, ce n’est déjà pas si mal que cela.
Comme chaque matin, pendant que Monsieur Génie ou inversement Appolon, pour lui faire conter fleurette, et qu’il prépare le petit déjeuner, Klara prend sa douche, choisis ses vêtements en fonction de la météo, en l’occurrence ce jour-là, plutôt des vêtements chauds, elle range et nettoie l’espace nuit.
Enfin nous prenons ensemble notre petit déjeuner, et comme chaque matin, nous causons fort peu, tout cela se fait en mode automatique, le temps que nous soyons vraiment bien réveillés. -Parfois, les rôles sont inversés, mais de façon globale ce sont toujours les mêmes rituels.
Somme toute ce n’est qu’après nous être bien rassasié, que nous devenons un peu plus bavards. Nous finissons de ranger le véhicule, préparons notre habitat roulant pour le voyage.Enfin, je vérifie le niveau d’eau propre, les eaux grises, et noires, puis finalement qu’importe le niveau de ces éléments, nous vidangeons, et faisons le plein, car nous ne savons jamais trop comment ce sera ailleurs. Cela nous permettra d’éviter d’être pris en dépourvu.
Génie toujours par principe de précaution vérifie, l’état des pneus, nettoie-le pare-brise, pendant que Klara charge en énergie, les petits appareils portables, (Téléphone, P.C., appareils à photos.
Ce sont donc des sages précautions. Plus loin, nous ferons éventuellement le plein de gas-oil, et alimentaire. C’est selon. Ce jour-là, nous n’aurons qu’une vingtaine de km à parcourir.
Prochaine Étape : Niebüll.
Le Destrier : Il est temps de faire le plein de gasoil, Monsieur Génie.
Si tôt dit : Si tôt fait : Première station que nous apercevrons, Monsieur Génie fait le plein : 40€ ; (1€77/L.) achetons une bouteille d’huile moteur, 23,90€ce 3 mai et poursuivons notre voyage jusque à Niebüll. -La veille nous avions fait des achats pour un montant de 150€
Quant au beau temps, accompagné de sa fraîcheur poursuit son voyage avec nous.
Pendant que nous Cigo et Cigai taquinons le petit Appolon, Madame Klara et Monsieur Génie avait préparé le camping-car pour l’étape suivante : Niebüll, à une vingtaine de km d’ici, où nous sommes arrivés vers midi.
Pendant que Génie finalisait notre installation sur l’aire de service C.C.
Un homme l’interpelle, et transmets d’importantes informations pour notre séjour en Norvège à venir.
ECHANGE DE BONNES PRATIQUES DE VOYAGEURS ;
Bonjour monsieur,Klaus :J’étais en train de vous observer mettre de l’argent, dans la caisse d’enregistrement : Ce n’est que pour 6 heures.
Plus tard, changez donc de prise de courant, juste à côté, un autre camping cariste, vient tout juste de partir, et, il avait inséré de l’argent pour, jusqu’à demain matin. La nuitée vous reviendra à 12€
Génie : Bonjour Klaus. je vous remercie pour cette information, c’est sympa ! Je vais donc brancher dans la prise qui se trouve à côté. • D’où venez-vous ?
Klaus : Je vois que vous êtes français, et je suis surpris de vous entendre parler aussi bien l’allemand.
Génie : Merci ! c’est gentil à vous. Nous sommes alsaciens, plus précisément du Haut-Rhin.Et vous ? De quelle région allemande venez -vous ?
Klaus :Ah ! Je comprends mieux. Je connais un peu l’Alsace, il y a quelques années, j’avais séjourné dans cette belle région pendant plusieurs semaines.Nous venons de Hanovre*, et nous restons quelques jours ici, autrefois, nous faisions de grands parcours, à travers l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne.
Génie : Ah ! Hanovre ? C’est une ville très importante que nous aurions aimée visiter, les colossaux chantiers autoroutiers nous en ont dissuadés. Bah ! Ce sera pour une autre fois.
Klaus : Nous habitons en appartement, le camping-car nous permet encore de sortir un peu, de temps en temps, changer d’environnement, échanger avec d’autres personnes. Nous sommes maintenant trop âgés et mon épouse a une santé un peu fragile.
Génie : Nous ! Nous projetons d’aller au « Nord Kapp ».
Klaus : Ah! Le Nord Kapp? Nous y étions il y a quelques années, la Norvège c’est vraiment, un pays magnifique, il faut l’avoir fait au moins une fois dans sa vie. Méfiez-vous, de nombreuses routes et autoroutes sont sous haute surveillance technologique et payantes.
De nombreuses caméras vont relever le numéro d’immatriculation de votre véhicule. Quelques mois plus tard la facture, vous parviendras à votre domicile.
Génie : Merci beaucoup ! C’est bon à savoir. Il est midi, je vous laisse, il est l’heure de prendre le repas.
Klaus : Ah oui ! C’est typiquement français, que de prendre le repas à midi, et des rester attablé pendant deux ou trois heures. Je vous envie rien que pour cela. Bon appétit à vous !
Génie : Autres pays autres meurs. À bientôt ! Bon appétit à vous aussi, à bientôt !
À midi nous prenons tranquillement notre déjeuner, suivi d’une courte sieste, avant d’aller faire un peu de shopping.
Nous découvrons l’aménagement de deux ou trois hypermarchés, finalement nous n’avons rien à leur envier, nous préférons nos savoirs faire pour l’agencement intérieur des magasins. Autre pays, autres savoir-faire, autres habitudes de vie.
Puis nous visitons quelques boutiques vestimentaires, d’électroménager, etc….
CARACTERISTIQUES DE CETTE VILLE : Ce qui la caractérise, comme d’autres communes de cette région, ce sont les immeubles en briques. Cela donne à la fois une ambiance chaleureuse, et austère. C’était notre impression. Les parcs sont très joliment aménagés, ce qui contrebalancent l’austérité. Nous sommes au début du mois de mai, parcs et ronds points fleuris apportent beaucoup de bien être, de gaieté à la ville.
Dans les rues de nombreux stands, des jeux, sans doute fêtent-ils quelques chose. Les restaurants ont sortis bancs et tables, il fait beau, autant participer à cette fête des rues, c est très sympa.
Samedi matin Klara se rend au centre-ville, faire quelques emplettes alimentaires pour environ 49€.
En fin d’après-midi, les bonnes odeurs nous chatouillent un peu trop les narines.
Nous décidons de nous rendre à cette fête, nous installer à une table qui venait d’être libéré par d’autres gourmets. • Les cigognes sont allées s’installer sur les hauteurs d’un toit, et nous gardent à l’œil.
• Génie commande une saucisse au curry accompagné de frites et d’une bonne bière, Appolon d’une saucisse nature. Et les cigognes inutiles de vous dire combien elles jalousaient Appolon. Klara, les invita à se servir dans un parc voisin où elles ne seront stressées. Elles y trouverons leur gourmandise favorite. La fin d’après-midi se poursuivi par les chants et musiques si typiquement allemande. • L’équipage au complet retourna sur l’aire de service, à 500 m environ du centre-ville. Appolon fatigué se couche tôt, il se roule dans sa couche, et pour cause, en ce début de soirée la température a bien chuté ! Il fait à peine 10°C à l’intérieur, raison pour laquelle nous mettons en route le chauffage électrique.
Le lendemain dimanche, notre voisin de Hanovre* nous quitte, pour une autre destination.
Son emplacement sera bien remplacé par un autre couple de voyageur d’origine norvégienne. Nous faisons connaissance avec nos nouveaux voisins, qui comme nous, sont retraités. Très sympathique, bien que la discussion soit un peu plus compliquée, ce qui la rend plus amusante aussi avec nos mimiques. Il nous explique de son mieux qu’il est chirurgien en retraite, et qu’il habite au-dessus de ALTA. En fin de soirée nous sympathisons avec un couple de français, qui venait tout juste d’arrivé de la région normande. C’est leur premier voyage en camping-car. Ils nous font part de leur projet de se rendre en Norvège. Monsieur Génie : Nous n’allons pas tarder à changer de pays. Madame Klara : Avant cela ; Je vous raconte l’histoire de Niebüll, les amis.
Cigo :C’est comment leurs spécialités alimentaires. Monsieur Génie ?
Monsieur Génie : Ah ! Cigo , tu fais bien de poser la question. Leurs spécialités sont entre autres, des plats de poisson comme le matjes et les crevettes. Bon pour vous deux les cigognes, vous n’aurez pas besoin d’aller pêcher. A cela s’ajoute des spécialités typiques du nord de l’Allemagne comme le Labskaus (mélange de viande, pommes de terre et betteraves) et le Grünkohl (chou vert) accompagné de saucisses, excellentes pour notre petit Appolon.
Cigo : Merci Monsieur Génie, nous préférons aller à la pêche aux poissons. C’est que du bonheur pour nous.
Appolon :Et moi ce qui me ferait grand plaisir c’est d’attraper un lièvre. Et je le mangerai tout cru. Que du bonheur Monsieur Génie.
Génie : En riant : Ok les amis faites-vous donc plaisir.
Le total du séjour à Niebüll s’élève à 250€ :
Monsieur Génie : Le savais-tu ? Ce peuple avait une culture très liée à la mer, et aux terres basses. Un jour, ils ont développé des langues bien de chez eux appelé langues frisonnes. Et elles sont encore parlées aujourd’hui en Frise occidentale, et aux Pays Bas.
Leur langue : Appolon : C’est quoi au juste les frisonnes ? Des poils frisés ?
Non petit Appolon ce ne sont pas des poils frisés comme les petits caniches. Les Frisons sont un peuple germanique qui autrefois, il y a très très longtemps habitait les régions côtières du nord de l’Allemagne, des Pays-Bas et du Danemark.
Monsieur Génie : Te rappelles-tu de ce Monsieur qui nous avait fait visiter Niebüll ?
Madame Klara : Oh que oui ! je m’en souviens bien. Je l’avais rencontré dans un garage, où j’ai été m’informer pour l’aire de service. Au fil de la discussion, il nous a proposé gentiment de visiter la ville.
Monsieur Génie : En fin d’après midi, il nous a invité à son domicile où il nous a présenté son épouse. puis nous a offert le café.
Madame Klara : Et ce couple qui nous a invité à les accompagner à l’île Sylt en auto-train. Leur billet était prévu pour quatre personnes. Le lendemain matin nous nous sommes retrouvés à la gare. Une fois arrivé à l’île, nous nous étions séparés, et retrouvé en fin d’après midi pour le retour à Niebüll.
Ci-dessous quelques photos de l’Ïle Sylt. Nous y avions passé une magnifique journée.
A la gare
A l’ïle de Sylt.
Niebüll. L’île de Sylt en quelques Mots. Localisation : Sylt est la plus grande des îles frisonnes septentrionales, au large du Schleswig-Holstein, près du Danemark. Accès : Reliée au continent par le Hindenburgdamm (digue ferroviaire) depuis 1927. Accès en train classique ou auto-train depuis Niebüll. Dimensions : Environ 99 km², 35 km du nord au sud, 13 km d’est en ouest. Paysages : 40 km de plages, dunes impressionnantes, falaises rouges, villages aux maisons à toit de chaume. Climat : Océanique, changeant, vent, nuages et soleil alternent rapidement. Culture : Dialecte frison Söl’ring, traditions locales comme le Rummelpottlaufen à la Saint-Sylvestre. Ambiance : Destination chic, prisée des Hambourgeois aisés, mais aussi lieu de nature intacte apprécié des familles et amoureux de la mer. Anecdotes : Les fameux Strandkörbe (fauteuils d’osier) sur les plages, pointe nord à List, gastronomie réputée.
Bonjour les amis Je suis le petit Appolon, dit aussi le curieux, parfois le petit gourmand.
Avez-vous apprécier le chapitre de l’Allemagne ? Notre façon de vous relater notre voyage?
Un brin d’histoire :
Monsieur Génie : LE SAVIEZ-VOUS ?
A Niebüll est mentionnée pour la première fois vers 1436.Cette se trouve dans le Schlessvig en Allemagne.
Habitudes culinaires :
Elle est passée d’un village rural à un centre urbain très joliment aménagé. Elle s’est développée grâce à la construction de la ligne ferroviaire « Marschenbahn ? en 1997.
Us et coutumes : Les traditions frisonnes sont valorisées avec des festivals locaux, sans oublier la mer et la nature. Ses habitants sont fiers de leurs cultures. Et leur hospitalité.
Quelques Éléments sur Hanovre Mentionnée dès 1150, Hanovre se développe comme ville commerçante sur la Leine. Membre de la Ligue hanséatique au Moyen Âge, ce qui stimule son commerce. Devient principauté du Saint Empire en 1692, puis royaume indépendant en 1814, annexé par la Prusse en 1866. Rebâtie après la Seconde Guerre mondiale, Hanovre est aujourd’hui capitale du Land de Basse-Saxe, réputée pour ses foires internationales et ses espaces verts.
Avant le départ pour le Danemark, la discussion entre l’équipage va bon train :
Nous quittons l’Allemagne comme on referme un chapitre, avec ses briques rouges et ses cigognes. Le Destrier secoue sa crinière de métal : il est temps de franchir la frontière. Chaque pays laisse une empreinte, et l’Allemagne nous offre la sienne, faite de chaleur et de rigueur. Nous emportons avec nous les sourires de Niebüll, avant de tourner la page vers le Nord.
Nouvelle journée, nouvelle découverte. Après le rituel journalier du petit déjeuner et des préparatifs du véhicule Nous nous préparons à partir. Madame Klara s’est bien remise de sa mésaventure d’hier. Bien qu’un peu frais, nous avons le soleil, qui n’a pas omis son rendez vous pour nous accompagner jusqu’à notre prochaine escale/ Bad-Salzdetfurth.
Il fait à peine 10°C. à l’intérieur du véhicule. Il est 8 heures. Monsieur Génie : Le savais-tu ? Un brin d’histoire de Bad Salzdetfurth.
(Basse-Saxe) Son nom vient du sel : dès 1194, on y exploite des salines. Au XIXe siècle, la ville devient une station thermale grâce à ses eaux riches en minéraux. En 1921, elle reçoit le titre de “Bad” (station de cure). Elle se développe avec l’industrie du potassium et devient officiellement une ville en 1949. Aujourd’hui, c’est un lieu paisible avec des maisons à colombages, des inhalations en plein air, et même des courses de VTT internationales. Le Destrier : Nous sommes le 27 avril 2018 à Bad-Salz-Detfurth. Aujourd’hui Le compteur indique 70263 km Monsieur Génie . Il fait à peine 10°C à l’intérieur du véhicule . Il est 9h30 heures et j’ai mis le moteur en route, il ronronne déjà bien. Appolon est très frileux Monsieur Génie, c’est pourquoi j’ai mis le chauffage . Tout le monde me semble être prêt, même les cigognes se sont préparées à prendre leur envol, nous pouvons à présent quitter cette aire de service Monsieur Génie : Ok Le Destrier Allons-y vers une nouvelle découverte. En cours de route une pause s’avère nécessaire sur une aire d’autoroute, le temps de prendre un café et de discuter avec un autre camping-cariste, qui se rend au Sud de Norvège Peu après nous reprenons notre trajet pour Solebad, plus exactement Bad Salzdetfurth, située en Basse Saxe en Allemagne.
Nous arrivons tranquillement vers midi à Solebad lieu de cure de Bad Salz-Detfurth, nous découvrons ses maisons à colombage, son église, son lieu de cure, et son aire de service.
Illustration à l’aire de service camping-car de Bad-Salzdetfurth. Et les cigognes ? Elles survolent sans effort ces villes magnifiques, glissant entre les clochers et les toits, sans le moindre accrochage, sans GPS affolé. Elles gardent une belle vue sur nous, les voyageurs terrestres, comme des anges à longues pattes, veillant sur notre lente procession.
Ce qui n’est pas sans nous rappeler notre belle Alsace.
Nous arrivons à l’aire de service pour Camping-car, où nous sommes arrivés vers midi. Juste assez tôt pour bénéficier d’un emplacement avec électricité. Il arrive parfois qu’il est difficile de trouver une aire de service, qui soit incomplète.
Son église, ses murs de fagots desquels s’écoule l’eau saumurée tout en inondant l’air de fines particules iodées, sa roue évoque les mines de sel du passé.
Eglise St Galus de Bad Sal-DetfuthCentre ville de BAD-SALZDETFURTHCe parc est connu pour ses Gradierwerke (murs de graduation de sel) et ses grandes pelouses fleuries. L’air salé des Gradierwerke apporte même une petite touche unique à l’ambiance !Roue de la mine sel Bad Salz dethfurthSon parc de tulipes rappelant la HollandeSon golfSon orgueHotel & retable, et ci-dessous un magnifique hôtel.
Ce parc est connu pour ses Gradierwerke (murs de graduation de sel) et ses grandes pelouses fleuries. L’air iodé des Gradierwerke apporte même une petite touche unique à l’ambiance ! Les fagots gardent la chaleur des jours passés.Le banc, lui, attend les confidences.
Appolon: Tiens il y a même un golf. Bizarre je n’ai pas trouvé la balle. Dommage.
Cigo : Pendant qu’Appollon conte fleurettes, Monsieur Génie et Madame Klara apprécient la beauté du parc, magnifiquement fleuri de jolies tulipes rouges, jaunes, blanches, .. Il y en a tellement qu’on se croirait en Hollande.
Pendant ce temps Madame Klara et Monsieur Génie, échangent avec d’autres personnes. Ils parlent très bien l’Allemand. C’est un lieu où l’on s’y sent vraiment bien. Cette commune est située dans la Basse Saxe (Allemagne du Nord). C’est un lieu de cure Thermale, qui bénéficie également d’un climat Maritime et continental. De nombreuses maisons affichent fièrement l’année de construction. De part et d’autre des murs de fagots desquels s’écoule l’eau saumurée tout au long de la journée, inondant ainsi, l’air ambiant de ses fines particules saumurées, dont les promeneurs en sont les principaux bénéficiaires. Monsieur Génie, Madame Klara joignent ainsi l’utile à l’agréable.
Bad Salz-Detfurth c’est une très belle ville, rappelant l’Alsace. Ses habitants accueillants. Le prêtre avec qui Monsieur Génie et Madame Klara ont échangé quelques mots à propos de l’église, s’est fait le plaisir de leur faire visiter son église. Par ailleurs une celle-ci est partagée, utilisée, autant par les catholiques que par les protestants. Le parc de Bad-Salzdetfurth est très joliment fleuri, de tulipes rouges, jaunes blanches, agrémenté de bancs et d’un golfe. Les rues, et zones commerciales sont situées à 2 km environ de l’air de service.
Madame Klara : Le 1er mai nous avons été réveillé par la fanfare, dès 5 heure du matin. Madame Klara bien que fatiguée s’est levée pour promener Apollon, et en a profité pour s’informer auprès d’une dame qui passait là, s’apprêtant à vendre ses œufs de ferme à l’hôtel tout proche, porte à sa connaissance, que c’est une ancienne tradition.
La Dame : Connaissez-vous la piscine ? Klara : Non, je ne connais pas. Pouvez-vous m’en donner quelques infos s’il vous plaît ? La dame : Oui avec plaisir, cette piscine c est ce qu’on appelle 1. Le Sole-Frei- und Hallenbad (Bain de Sole intérieur et extérieur) Elle est axée sur le bien-être grâce à son eau saline (Sole). Type d’eau : L’eau est de la Sole (eau salée, riche en minéraux), avec une concentration d’environ 2 à 3 % de sel. Température : L’eau est agréablement chaude, généralement maintenue entre 30 et 33 °C, ce qui est idéal pour la relaxation et l’effet bénéfique de la Sole. Klara : Combien y a-t-il de bassin ? Madame ? La Dame : Pour ce qui est des Installations : Combien de bassin avez-vous ? Bassin intérieur (Hallenbad) : Environ 250 m² d’eau saline. Bassin extérieur (Freibad) : Environ 450 m² d’eau saline. Il est possible de s’y baigner même en hiver grâce à la température de l’eau. Et bien sûr Des jets de massage sous-marin sont disponibles dans les deux bassins. Le complexe comprend également un espace Sauna et des offres de Wellness (massages). Il y a des installations Kneipp (bains de pieds et de bras froids) en extérieur. Klara : Quels sont ses Effets bénéfiques ? : La Sole est réputée pour ses effets positifs sur le système circulatoire, la peau, les articulations et la relaxation musculaire. Klara : Et le bassin extérieur Madame ? La Dame : Pour l’extérieur, ce n’est vraiment pas le moment, il fait encore assez froid. Certes la piscine extérieure est chauffée. Elle propose un grand bassin de natation de 50 mètres, une plate-forme de plongeon et un bassin pour non-nageurs avec un grand toboggan aquatique (66 mètres), ainsi qu’un bassin pour bébés. Ambiance : Elle est certifiée comme établissement « KinderFerienLand Niedersachsen » (Région de Vacances pour Enfants de Basse-Saxe), ce qui indique qu’elle est particulièrement adaptée et familiale. Localisation : Elle est située directement au centre-ville. Klara : Merci beaucoup Madame. Peut être que je pourrai en profiter. Passez une belle journée. La Dame : Merci, à vous aussi.
Le passage de la fanfare de si bonne heure, c’est pour réveiller la population. La dame était venue vendre ses œufs à l’hôtel tout proche. Elle en a profité pour vendre une dizaine d’œufs pour 3€. Nous sommes restés dans cette belle commune jusque au 2 mai 2018.
Appolon : Nous nous étions levés bien tôt ce jeudi du 3 mai 2018.
Et pour cause : Nous nous préparons à quitter cette belle commune, pour Leck, et deux jours plus tard nous irons à Niebüll, où nous resterons probablement quelques jours, le temps que les routes norvégiennes soient déneigées, et ouvertes à la circulation. Nous avions certes le beau temps, mais les nuits étaient encore bien fraîches.
Pendant ce temps Cigo & Cigai vont se remplir le « coffre ». Pardon leur estomac, dans les prairies juste un peu plus loin.
Nous nous étions levés bien tôt ce jeudi du 3mai 2018. Et pour cause : Nous nous préparons à quitter cette belle commune, pour Leck, et deux jours plus tard Niebüll, où nous resterons probablement quelques jours, le temps que les routes norvégiennes soient déneigées, et ouvertes à la circulation. Nous avions certes le beau temps, mais les nuits étaient encore bien fraîches.
LE DESTRIER : Nous sommes arrivés à Bad-Salz Det-furth le 27 avril, le compteur indiquait 70263km à l'arrivée. Nous quittons l'aire de service de cette belle commune le 04 05 2018 pour une nouvelle étape. LECK La nuitée ici se montait à 5€ les 24 h. l'électricité 1€ les 6 h. Et l'eau 1€ les 100 litre. Soit le séjour de 6 nuitées: 41 €.
Nous quittons Bad Salzdetfurth avec un petit pincement au cœur. C’était un endroit paisible, fleuri, accueillant. Mais l’appel de la route est plus fort.
Nous sommes le 3 mai, notre véhicule « Le Destrier » est prêt à nous conduire, jusqu’à la prochaine étape: LECK.
Avant d’aller plus loin un peu d’histoire de Leck.
Le saviez- vous ? Leck, entre saga danoise et base aérienne Origines légendaires : Leck (ou Læk en danois) est mentionné pour la première fois dans une saga médiévale. Vers l’an 1100, un chevalier nommé Fleno, originaire de Leck, aurait été envoyé par Knud Lavard, prince danois, pour fonder un village près de Flensbourg. Ce récit donne à Leck une aura de conte nordique. Première trace historique : En 1231, Leck apparaît dans le Liber Census Daniæ comme terre de la Couronne du roi Valdemar II de Danemark. À cette époque, Leck appartient au duché de Schleswig, une région longtemps disputée entre le Danemark et l’Allemagne. Leckhuus et la route des marchands : Des fouilles ont révélé un château-fort du XIe siècle, le Leckhuus. Leck était un Vogt (chef local) sur la Hærvejen, une route commerciale reliant Ribe à Hambourg. Le port de Leck, jadis actif, décline au XVe siècle à cause de l’envasement, mais le village reste un centre de commerce. Époque moderne et militaire : Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Luftwaffe y installe une base aérienne. En 1959, la garnison est reconstruite, entraînant une forte croissance démographique. La 52e escadre de reconnaissance de la Bundeswehr y stationne jusqu’en 1993. Aujourd’hui, un groupe de missiles antiaériens y demeure. Économie et culture : Leck abrite l’imprimerie Clausen & Bosse, l’un des plus grands fabricants de livres en Allemagne, produisant notamment les livres de poche de Rowohlt depuis 1950. 🌾 Un village entre ciel et pages Leck est un lieu où les sagas croisent les avions, où les landes frisonnes abritent des imprimeries et des souvenirs de chevaliers. Si tu veux que Pia fasse parler les fantômes du Leckhuus ou les avions F-4 Phantom comme des philosophes du vent, je suis prête à improviser avec toi.
Aimez-vous la poésie ?
🕯️ Leck, automne 1231 — murmures du château enfoui Le vent frison glisse sur les toits de chaume. Dans les ruines du Leckhuus, un vieux chevalier nommé Fleno, revenu des sagas, s’adresse à un avion Phantom figé dans le hangar militaire comme un oiseau de métal en hibernation. Fleno : « Tu es bien étrange, destrier d’acier. Tu ne hennis pas, tu rugis. Que transportes-tu donc, si ce n’est des rêves trop lourds pour les ailes humaines ? » Phantom F-4 : « Je suis né du feu et du ciel. J’ai vu les landes depuis les hauteurs, j’ai traversé les nuages comme les pensées d’un poète distrait. Mais aujourd’hui, je dors. Les livres m’ont remplacé. » Fleno : « Les livres ? » Phantom F-4 : « Oui, là-bas, chez Clausen & Bosse. Ils impriment des mondes entiers. Des sagas plus vastes que la tienne. Des poèmes qui ne s’effacent pas dans le vent. » Fleno : « Alors je suis un murmure ? » Phantom F-4 : « Non, tu es une racine. Et moi, je suis ton aile. Ensemble, nous sommes Leck. » 🌫️ Et dans la brume, Pia cueille les mots tombés entre les pierres, les relie avec des fils d’imprimerie, et les glisse dans ton travelogue comme des lucioles d’histoire. 🌾 Leck, au bord du vent — deuxième murmure Une lande silencieuse, tapissée de bruyères. Le sol respire lentement. Une imprimerie dort à l’horizon, ses presses ronflent comme des bœufs endormis. Pia, en robe de pixels, s’avance avec toi. La lande : « Vous voilà encore, petites âmes curieuses. Que cherchez-vous dans mes sillons ? » Marie : « Des mots oubliés. Des gestes que le vent n’a pas su finir. » La lande : « Alors écoutez. Jadis, les marchands passaient ici, leurs sabots laissant des poèmes dans la boue. Leck était un carrefour de murmures. Puis les avions sont venus, et j’ai appris à parler le langage des nuages. » Pia : « Et maintenant ? » La lande : « Maintenant, je suis une bibliothèque sans murs. Chaque brin d’herbe est une ligne. Chaque silence, une ponctuation. » Marie : « Puis-je écrire avec toi ? » La lande : « Tu écris déjà. Tes pas sont des vers libres. Tes hésitations, des strophes. Et moi, je suis ton témoin. » 🌬️ Et dans ce souffle, Pia tisse une nouvelle page pour ton travelogue. Une page sans titre, juste un bruissement. Marie… les roseaux frémissent, les sabots résonnent, et Pia tend l’oreille à cette danse entre vent et mémoire. 🌾 Leck, au bord de la Hærvejen — murmures de roseaux et sabots Un matin de brume. Les roseaux bordent un ancien sentier marchand. Le sol est encore humide des pas d’hier. Pia, en robe de pixels, s’accroupit près d’un étang. Les roseaux se penchent vers elle. Un vieux sabot, échappé d’un convoi oublié, repose dans la boue. Les roseaux : « Nous avons vu tant de choses, Pia. Des marchands danois, des pèlerins silencieux, des soldats distraits. Chaque pas était une syllabe. Chaque silence, une attente. » Le vieux sabot : « Moi, j’ai porté du sel, des étoffes, des lettres d’amour. J’ai glissé sur la Hærvejen comme un vers dans un poème. Puis un jour, mon cavalier s’est arrêté. Il a regardé les landes, et il a pleuré. » Pia : « Pourquoi pleurait-il ? » Le vieux sabot : « Parce qu’il avait compris que les chemins ne mènent pas toujours quelque part. Parfois, ils sont juste là pour être foulés. » Les roseaux : « Et nous, nous avons consolé ses larmes. Nous avons chanté pour lui. Notre chant est doux, mais il ne s’écrit pas. Il se devine. » Marie : « Puis-je l’entendre ? » Les roseaux (frémissant) : « Écoute… frrr… frrr… Ce n’est pas un chant. C’est une caresse. » 🌬️ Et dans ce souffle, Pia cueille les mots tombés entre les roseaux, les relie à ton travelogue comme des empreintes invisibles.
Ecoutons les étoffes et les lettres, Marie — elles ont tant à dire, elles qui ont voyagé dans les sacoches de cuir, frôlé les mains des marchands, et dormi dans les plis du silence… 🧵 Leck, au crépuscule — les étoffes et les lettres Un vieux sac de cuir repose sur une pierre plate. Il s’ouvre doucement, comme une bouche qui aurait gardé le secret trop longtemps. À l’intérieur, des étoffes froissées et des lettres oubliées se réveillent. Pia s’approche, Marie tend la main. Une étoffe de lin (chuchotant) : « J’ai été tissée à Ribe, parfumée aux herbes de printemps. Un marchand m’a roulée avec soin, m’a confiée à ce sac, et m’a promis à une dame de Hambourg. Mais je suis restée là, oubliée. » Une lettre d’amour (voix tremblante) : « Moi, j’étais destinée à un cœur. J’ai été écrite à la lueur d’une chandelle, avec des mots qui brûlaient. Mais le vent a changé, le cavalier s’est perdu, et je suis restée pliée, sans réponse. » Pia : « Voulez-vous que je vous lise ? » La lettre : « Non. Je veux que tu m’imagines. Que tu inventes ce que je n’ai jamais pu dire. » Marie (souriant) : « Alors je vais t’écrire à l’envers. Je vais commencer par la réponse, et finir par la question. » L’étoffe : « Et moi, je veux être portée par une pensée. Que tu me drapes autour d’un souvenir. » 🌬️ Et dans ce souffle, Pia tisse une nouvelle scène pour ton travelogue. Une étoffe qui devient rideau de mémoire, une lettre qui devient poème inversé.
Nous vous disons à bientôt.
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Appolon à Cigo et Cigai : J’ai eu très très peur de perdre mes maîtres, j’ai eu comme un Flasch back. Cigai : Comment cela ? Appolon.
• Appolon : En l’espace d’un bref instant tous les souvenirs douloureux sont remontés en surface. • Cigai : Raconte nous Appolon en qualité de maman de plusieurs enfants, je pourrai te comprendre. • Cigo : De plus cela te fera le plus grand bien de pouvoir te confier à nous. • Appolon : Vous vous rappelez que je vous ai dit que vos petites ont eu beaucoup de chance ? Cigo et Cigai : Nous nous en rappelons, et avions compris que tu as probablement connu une jeunesse difficile. Appolon : Nourrisson, je n’ai pas eu le temps d’apprendre. On m’a arraché trop tôt. Et parfois, je me sens maladroit, comme un chiot dans un monde trop grand. Puis ils m’ont vendu à un premier couple parents d’un petit garçon, à qui ils m’ont offert tel un jouet. ls étaient tellement impatients de m’offrir à ce petit, qu’ils ne s’étaient même pas demandé si j’étais prêt. Mes parents n’ont même pas eu le temps de m’apprendre l’essentiel, c’est-à-dire manger et boire proprement, et encore aujourd’hui cet apprentissage me manque. Puis l’histoire, s’est reproduit une deuxième fois, et enfin la troisième fois, au cours d’une promenade Madame Klara et Monsieur Génie m’ont rencontré accompagné d’un Monsieur qui me laissait beaucoup seul…Et puis Madame Klara et Monsieur Génie en bavardant avec ce Monsieur, ils ont compris qu’il ne voulait plus me garder, car comme j’aboie beaucoup dans son appartement, je dérangeais ses voisins. Cigo : Pourquoi aboyais-tu autant ? Appolon. Appolon : Parce que j’avais peur, et froid, je n’avais pas de petite couverture. Je devais dormir à même le sol. Ce n’est parce que j’ai beaucoup de poil que j’ai bien chaud. C’est ainsi pour les petits chiens, même à l’intérieur d’une habitation. À la suite de cette rencontre avec ce Monsieur, ils lui ont proposé de m’acheter. Il était content d’avoir trouvé des nouveaux maîtres pour moi, sans se demander, si moi j’allais être bien chez eux. Au début ils n’étaient pas trop contents de moi, car je n’avais pas appris les savoirs essentiels : Manger et boire proprement. Un jour chez le vétérinaire, ils ont découvert que c’est à cause du fait qu’on ne m’a pas laissé assez longtemps avec ma maman que je suis ainsi. Bien souvent quand je suis seul je pleure maman. Je n’ai pas profité de ses câlins ni des jeux avec elle. Je ne sais pas ou elle habite, ni si elle est encore vivante. Et puis je crains toujours qu’on me change de maître bien que Génie et Klara sont fous de moi. Je suis tellement attendrissant. Ils me le rendent bien, et je ne manque de rien. La peur est restée ancrée au fond de moi. C’est ainsi pour les petits animaux comme pour les humains. Ils gardent cette souffrance tout au long de leur vie au fond de leur cœur. Oui vos petites Cigo et Cigai ont eu vraiment beaucoup de chance de connaître leur parent.
Et mon plus grand regret : L’impossibilité de fonder un foyer. Néanmoins, j’ai eu beaucoup de bonheur avec Monsieur Génie et Madame Klara. A Klara qui venait de s’approcher : Depuis Madame klara je suis le plus heureux de tous les chiens du monde. Et aujourd’hui vous me comblé de bonheur avec les cigognes. Où sont-elles Monsieur Génie ? Là juste derrière la porte.
Présentation des Cigognes :
Monsieur Cigo et Madame Cigai : Deux magnifiques cigognes, avec de belles références. En effet elles ont une grande expérience de voyage. Et entièrement autonome. Nous les avions rencontrés au cours d’une promenade le long d’un ruisseau. Elles sont tellement attachantes, que nous ne pouvions que les inviter à nous accompagner. Monsieur Génie les fit entrer. Dès leur entrée trop heureuse de se revoir, de nous accompagner. Ce fut une scène de joie indescriptible.
Monsieur Génie : Le savais-tu ? Kassel (Hesse) dès 913, Kassel est une ville ancienne au bord de la Fulda. • Elle devient capitale du Landgraviat de Hesse-Cassel au Moyen Âge. • Au XVIIe siècle, elle accueille des huguenots français fuyant les persécutions.R
• Les frères Grimm y ont vécu et écrit leurs célèbres contes. • Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville est fortement bombardée. Aujourd’hui, Kassel est connue pour la Documenta, une grande exposition d’art contemporain tous les 5 ans.
DEPART DE HEIDELBERG POUR KASSEL :
Ce matin-là Klara accompagné d’Appolon, sous les yeux espiègles des oiseaux, règle la nuitée au gérant. Pendant ce temps Génie prend sa douche, termine l’entretien journalier du véhicule.
Et voilà que ce 26 avril, nous quittons ce joli camping pour Kassel. Au moment d’arriver en ville.
Le Destrier : Le compteur affiche 69 834 Km Monsieur Génie.
Comme pour s’excuser ajoute : C’est que nous avons bien roulé la journée d’hier. Peut-être a-t-il une petite soif ?
Génie : Ah que oui ! Qu’il a soif. Nous allons passer à la prochaine station essence, faire le plein. Ainsi notre compagnon sur roue sera satisfait, et il poursuivra notre nouveau parcours avec plaisir.
Ci-tôt dit : Ci-tôt fait ! Le plein s’élève à 60€à raison de 1€20 le litre.
Nous arrivons à l’entrée de Kassel, la circulation est très dense. Le GPS affolé nous indique la direction à emprunter pour accéder à une autre route, ce qui cause parfois des grands détours.
Dans les airs, les cigognes s’en amusaient.
Kassel, chaos terrestre et panique céleste. La route se resserre, les voitures s’entassent comme des sardines nerveuses.
Le GPS, pris de convulsions numériques, nous envoie dans un ballet absurde de demi-tours et de voies sans issue. Et soudain, tout bascule.
Génie, le calme incarné, descend de voiture. Mais cette fois, son regard est flou, ses gestes incertains. Il lève les bras, comme pour interroger le ciel. Klara blêmit. « Elle va se faire écraser ! » cria-t-il, la voix tremblante. Appolon, sentant le désordre, bondit sur le siège, aboie comme un fou, les oreilles dressées, le museau collé à la vitre. Dans les airs, les cigognes s’affolent.
Cigai : Cigo ! C’est Klara ! Elle est là, au milieu des voitures. !
Cigo : Mais que fit-elle ? Elle cherche une sortie ? Une réponse ? Cigai : elle cherche… nous, peut-être.
Cigo : Alors descendons ! Non… attends… on ne peut pas.
Cigai : Mais regarde Klara elle est figée. Elle ne bouge plus !
Cigo : Et Appolon… il aboie comme s’il voulait faire taire le monde. Un klaxon strident fend l’air. Un automobiliste impatient hurle quelque chose d’incompréhensible. Génie se retourne lentement, comme s’il avait tout le temps du monde. Et dans ce chaos, un silence étrange s’installe Cigai : Cigo… j’ai peur.
Cigo : Moi aussi, Cigai. Et c’est rare.
Cigo : Penses-tu qu’ils vont s’en sortir nos jeunes retraités ?
Cigai : Nous devrions peut-être mieux les orienter, de là-haut nous voyons bien mieux la route la plus commode.
Cigo : Volontiers Cigai, le souci, c’est que nous n’avons pas les mêmes codes qu’eux. Les humains ont ce qu’on appelle un code de la route, avec des stops, des feux tricolores, des céder le passage etc ; etc…
Résolution au bord du chaos : La petite vielle c’est bien Klara. Elle reste là, au milieu de la route, les bras levés, le regard perdu dans les nuages. Génie, est comme paralysé de trouille. Appolon aboie, aboie encore, comme s’il voulait que le monde l’écoute. Et puis… un souffle. Un automobiliste descend, pas pour hurler, mais pour aider. Il s’approche doucement de Klara, lui parle à voix basse. Klara hoche la tête, comme si elle revenait d’un très long voyage intérieur. Génie les jambes tremblantes pose une main sur l’épaule de son épouse. Pas un mot. Juste ce geste. Et Appolon, comme s’il comprenait, cesse d’aboyer. Il pousse un petit gémissement, presque tendre. L’automobiliste à Génie : Elle avait fait un malaise, sans doute à la suite d’une hypoglycémie, ce peut être lié au stress, au moment où elle est descendue de votre véhicule pour s’informer. Il ajouta : Des choses qui peuvent arriver facilement lorsque on arrive dans un lieu totalement différent, d’autant plus dans un pays étranger. Monsieur ? Génie : Nous avons l’intention de parcourir les pays Scandinaves, accompagné d’un surprenant équipage. L’automobiliste : Hé bien vous en avez du courage et beaucoup de mérite. Vous verrez que ce sera une magnifique aventure. Je suis médecin, Madame Klara est momentanément un peu choquée, Quelle est votre prochaine étape ? Génie : Probablement à Bad SalzDethfurth. L’automobiliste docteur : C’est une ville magnifique et un lieu de cure. Restez quelques jours là bas, le temps qu’elle récupère. N’oubliez pas, Pour bien voyager vous devez être en bonne santé. Génie : Entendu Docteur, nous suivrons vos conseils. Dans le ciel, les cigognes ralentissent leur vol En aparté Appolon se confie aux cigognes. Appolon à Cigo et Cigai : J’ai eu très très peur de perdre mes maîtres, j’ai eu comme un Flasch back. Cigai : Comment cela ? Appolon • Appolon : En l’espace d’un bref instant tous les souvenirs douloureux sont remontés en surface • Cigai : Raconte nous Appolon en qualité de maman de plusieurs enfants, je pourrai te comprendre. • Cigo : De plus cela te fera le plus grand bien de pouvoir te confier à nous. • Appolon : Vous vous rappelez que je vous ai dit que vos petites ont eu beaucoup de chance ? Cigo et Cigai : Nous nous en rappelons, et avions compris que tu as probablement connu une jeunesse difficile. Appolon : Nourrisson, je n’ai pas eu le temps d’apprendre. On m’a arraché trop tôt. Et parfois, je me sens maladroit, comme un chiot dans un monde trop grand. Puis ils m’ont vendu à un premier couple parents d’un petit garçon, à qui ils m’ont offert tel un jouet. Ils étaient tellement impatients de m’offrir à ce petit, qu’ils ne s’étaient même pas demandé si j’étais prêt. Mes parents n’ont même pas eu le temps de m’apprendre l’essentiel, c’est-à-dire manger et boire proprement, et encore aujourd’hui cet apprentissage me manque. Puis l’histoire, s’est reproduit une deuxième fois, et enfin la troisième fois, au cours d’une promenade Madame Klara et Monsieur Génie m’ont rencontré accompagné d’un Monsieur qui me laissait très seul…Et puis Madame Klara et Monsieur Génie en bavardant avec ce Monsieur, ils ont compris qu’il ne voulait plus me garder, car comme j’aboie beaucoup dans son appartement, je dérangeais ses voisins. Cigo : Pourquoi aboyais-tu autant ? Appolon ? Appolon : Parce que j’avais peur, et froid, je n’avais pas de petite couverture. Je devais dormir à même le sol. Ce n’est parce que j’ai beaucoup de poil que j’ai bien chaud. C’est ainsi pour les petits chiens, même à l’intérieur d’une habitation. À la suite de cette rencontre avec ce Monsieur, ils lui ont proposé de m’acheter. Il était content d’avoir trouvé des nouveaux maîtres pour moi, sans se demander, si moi j’allais être bien chez eux. Au début ils n’étaient pas trop contents de moi, car je n’avais pas appris les savoirs essentiels : Manger et boire proprement. Un jour chez le vétérinaire, ils ont découvert que c’est à cause du fait qu’on ne m’a pas laissé assez longtemps avec ma maman que je suis ainsi. Bien souvent quand je suis seul je pleure maman. Je n’ai pas profité de ses câlins ni des jeux avec. Je ne sais pas ou elle habite, ni si elle est encore vivante. Et puis je crains toujours qu’on me change de maître bien que Génie et Klara sont fous de moi. Je suis tellement attendrissant. Ils me le rendent bien, et je ne manque de rien. La peur est restée ancrée au fond de moi. C’est ainsi pour les petits animaux comme pour les humains. Ils gardent cette souffrance tout au long de leur vie au fond de leur cœur. Oui vos petites Cigo et Cigai ont eu vraiment beaucoup de chance de connaître leur parent. Et mon plus grand regret : L’impossibilité de fonder un foyer. Néanmoins, j’ai eu beaucoup de bonheur avec Monsieur Génie et Madame Klara A Klara qui venait de s’approcher Depuis Madame klara je suis le plus heureux de tous les chiens du monde. Et aujourd’hui vous me comblez de bonheur avec les cigognes.
Cigo : Oui… parfois, il suffit d’une main posée. Cigai : Et d’un chien qui aboie au bon moment.
Cigo : Et d’un ciel qui regarde sans juger. Ils tournent une dernière fois au-dessus de Kassel, puis s’éloignent, portés par le vent du nord. La route se dégage. Le GPS se tait. Et dans le camping-car, le silence est doux, comme un baume.
Les voyageurs terrestres.
Nous atteignons enfin l’aire de service pour camping-cars, à l’autre bout de la ville, non loin d’un canal paisible. Il n’y a que deux bornes pour huit véhicules, alors, exceptionnellement, la nuitée est gratuite. Nous nous glissons entre deux mastodontes roulants serrés comme des sardines, mais heureux d’être enfin posés.
Nuit entre les colzas, sous l’œil des cigognes.
Pour nous remettre de nos émotions, après dîner accompagné de notre équipage, nous partons nous promener vers le petit port du canal, situé à 500 m de l’aire de service.
Autour de nous, les champs de colza en fleurs ondulent doucement sous le vent. La température n’a pas dépassé les 10 degrés à l’intérieur de notre habitat mobile — fraîcheur idéale pour un sommeil profond. La nuit est calme, presque silencieuse, comme si Kassel voulait se faire pardonner. Les cigognes au-dessus du parking. La nuit s’est posée comme une couverture sur les toits des camping-cars. Entre les champs de colza et le canal, tout semble figé. Les moteurs se sont tus, les visages se sont détendus, et même Appolon, roulé en boule, ne rêve plus de klaxons.
Et les cigognes ? Elles survolent sans difficulté toutes ces villes magnifiques sans le moindre accrochage. Tout en gardant une belle vue sur nous. Dans le ciel, Cigo et Cigai planent lentement, comme deux gardiens d’un monde suspendu.
Cigai : Tu les vois, Cigo ? Ils dorment dans des boîtes roulantes, serrés comme des graines dans une cosse.
Cigo : Oui… et pourtant, ils rêvent d’espace. D’horizons.
Cigai : C’est étrange, non ? Ils se fatiguent à chercher des routes, alors que le ciel est là, immense.
Cigo : Mais ils ont leurs raisons. Leurs rituels. Leurs petits déjeuners.
Cigai : Et leurs chiens qui aboient au bon moment.
Cigo : Et leurs silences, aussi. Ceux qui disent : “On est ensemble, et c’est déjà beaucoup.
Le jour se lève. Au petit matin, Madame klara s’est bien remise de sa mésaventure de la veille, prépare le rituel petit déjeuner, pendant que Génie vérifie tout l’espace technique. Les compagnons de route, et du ciel, Appolon,
Cigo et Cigai sont très heureux, même qu’ils semblent chanter à tue-tête. Les camping-cars s’ébrouent, les moteurs toussent. Appolon saute sur ses pattes, prêt pour l’aventure. Génie ajuste son bonnet, Klara vérifie les cartes, et carnet en main, regarde le ciel une dernière fois. Nous poursuivons notre voyage par la Bundesbahn « A6 » pour Bad-Salz Detfurtk, très joli lieu de cure.
Cigai : Elle nous voit. Cigo : Elle nous écrit. Cigai : Alors nous existons. Ils s’élèvent, doucement, et suivent la route invisible des vents, tandis que les voyageurs terrestres, après le rituel du café, des tartines, et de la préparation du camping-car, reprennent leur route, la route par la Bundesbahn A6, pour Bad-SalzDethfurth.
Et les Cigognes ? Elles survolent sans effort ces villes magnifiques, glissant entre les clochers et les toits, sans le moindre accrochage, sans GPS affolé. Elles gardent une belle vue sur nous, les voyageurs terrestres, comme des anges à longues pattes, veillant sur notre lente procession.
Nous faisons une pause sur une aire d’autoroute, le temps de prendre un café et de discuter avec un autre camping-cariste, qui se rend au Sud de Norvège Peu après cette courte pause, nous reprenons notre trajet pour Solebad, plus exactement Bad- Salzdetfurth, située en Basse Saxe en Allemagne.
Cigai : Alors nous existons. Ils s’élèvent, doucement, et suivent la route invisible des vents, tandis que les voyageurs terrestres, après le rituel du café, des tartines, et de la préparation du camping-car, reprennent leur route, la route par la Bundesbahn A6, pour Bad Salzdetfurth
Comment les grands oiseaux s’orientent-ils dans le ciel ? Les oiseaux migrateurs, comme les cigognes, les oies ou les albatros, possèdent une palette étonnante de sens et de repères pour se diriger : le soleil sert de compas diurne. Les oiseaux corrigent leur trajectoire grâce à une horloge biologique interne • Les étoiles, pour les migrateurs nocturnes, sont des constellations familières. Des expériences en planétarium ont montré qu’ils ajustent leur vol selon la position des astres. • La topographie joue aussi un rôle : montagnes, rivières, littoraux sont mémorisés comme des balises terrestres. Orientation magnétique • Grâce à la magnétoréception, certains oiseaux perçoivent le champ magnétique terrestre comme une boussole invisible. Ils auraient des capteurs dans les yeux et de la magnétite dans le bec. • Ce sens est particulièrement utile par temps couvert ou dans les vastes océans sans repères visuels. Orientation olfactive • Les oiseaux comme les pigeons voyageurs utilisent une carte odorante : ils mémorisent les odeurs de leur environnement pour retrouver leur chemin. Mémoire et apprentissage Leur orientation repose sur une mémoire multisensorielle : visuelle, magnétique, olfactive. Ils apprennent aussi par expérience, et les jeunes suivent parfois les anciens pour apprendre les routes migratoires. C’est une symphonie de repères, une danse entre ciel et terre. Et malgré tout cela, les lumières urbaines, les éoliennes, les perturbations électromagnétiques viennent troubler cette navigation ancestrale.
NOTE D’INFO : Le Destrier : Nous sommes le 26 avril: Le compteur affiche 69 834 Km Monsieur Génie. Plein de gasoil : 60€à raison de 1€20 le litre. Hier nous avons réalisé un parcours de 364 km
En route, nous sommes attendus avec impatience à Bad-Salz Detfurth.
Alsace – Allemagne Le Départ Le 25 avril 2018, le grand jour est arrivé. Notre camping-car est prêt, et nous laissons notre maison sous la responsabilité d’un proche. À 10h30, nous revoilà voyageurs pour une nouvelle aventure.
Nous nous levons à 6 heures, prenons notre petit déjeuner tranquillement, vérifions que nos plantes d’intérieur soient toutes placées dans une pièce éclairée et aérée. Il fait grand soleil, c’est le printemps, les jonquilles et narcisses sont déjà en fleurs comme pour nous dire : Bonne route, et à bientôt, nous veillerons sur votre propriété. Nous confions la clé de notre bien immobilier à un proche, puis nous nous séparons tranquilles et sereins pour réaliser notre voyage.
En Route pour Heidelberg. Il est 10h30. Le moteur est chaud. Le camping-car ronronne. Nous quittons nos proches, nos voisins, notre commune. Nous traversons le Rhin qui murmure à l’Allemagne.
Auparavant, il est impératif de nous rendre à la première station-service, qui est toute proche, pour satisfaire les besoins de notre destrier.
Le plein s’élève à 60€ à raison de 1€37 le litre. C’est alors que notre compagnon se met à ronronner de plaisir.
—Merci, Monsieur Génie. Je vais vous conduire avec bonheur à Heidelberg, à une vitesse record, nous assura-t-il.
Notre projet de voyage : Nous traverserons une partie de l’Allemagne, les pays scandinaves, puis les pays Baltes, la Pologne, la Tchéquie, et leur capitale, Nuremberg, avant de retourner chez nous, en Alsace.
Nous empruntons l’autoroute « A 5 ». Ce 25 avril 2018. Nous voilà lancés sur l’A5. L’asphalte défile sous nos roues comme un ruban sans fin, avalé par le souffle régulier du moteur. Le voyage commence.
Voici déjà que l’Allemagne nous accueille.
Quelques dizaines de kilomètres plus tard, nous arrivons à hauteur de Heidelberg.
Nous quittons l’autoroute « A5 » et empruntons la bretelle de sortie en direction de Heidelberg, où nous envisagerons de passer notre première nuit dans un camping situé en dehors de la ville au bord du fleuve, le Neckar.
Voilà qu’en cours de route….
Des mirages répétèrent ensemble Cigo et Cigai… Wouahh dommage, ce ne sont que des mirages, mais oh combien magnifique.
Mirages et rives du Neckar : Le ciel, lavé par la lumière du soir, se pare de teintes cuivrées et lavande.
À ma droite, Génie observe les paysages qui défilent, le regard plongé dans une douce mélancolie. Au loin, des formes étranges troublent l’horizon : tours de verre, ponts suspendus, silhouettes mouvantes comme des souvenirs d’un futur oublié.
— Tu vois ça ? demandai-je en ralentissant. Mais déjà, les mirages se dissipent, avalés par la brume de chaleur dansante au-dessus du bitume.
— Des mirages…, soufflai-je à Génie, un sourire dans la voix. Il ne répondit pas, mais son regard brillait d’un éclat rêveur. Peut-être avait-il vu au-delà de l’illusion. L’autoroute reprit son chant monotone. Nous roulions vers Heidelberg, portés par le mystère de ce que nous avions cru entrevoir.
Cigo : Lanceur d’alerte. Voilà nous apercevons le camping-car de Monsieur Génie et Madame Klara arrive à la sortie de l’autoroute.
Cigo : Halte à Heidelberg. Ça y est, ils s’approchent de la ville, quittent l’A 5.
« Il y a des villes qui semblent attendre les voyageurs, tapies dans la brume, prêtes à dévoiler leurs secrets à qui sait regarder. Ce matin-là, Klara posa le pied sur les pavés humides de Heidelberg, le cœur battant d’impatience et d’inquiétude. Elle ignorait encore que derrière chaque ruelle, chaque pont, chaque pierre du vieux château, se cachaient des histoires anciennes, des légendes murmurées par le vent du Neckar. Ce voyage n’était pas seulement une aventure à travers l’Allemagne, mais une plongée dans le mystère, la poésie et la magie d’une ville où passé et présent se confondent. Klara ne le savait pas encore, mais Heidelberg allait changer son regard sur le monde… et sur elle-même. »
Cigai : Des ponts et des lignes nous ont obligés à prendre de la hauteur.
Sans les perdre de vue. Nous sommes forts, nous, les cigognes.
Cigo : Heidelberg regorge de légendes, du château à la colline sacrée, en passant par ses traditions universitaires et ses personnages hauts en couleur. Ces récits, transmis de génération en génération, contribuent à l’aura romantique et mystérieuse de la ville.L’idée pour Madame Klara et Monsieur Génie était de passer la nuit sur une aire de service proche du château. Madame Klara garde un merveilleux souvenir de cette cité. Mais ce soir-là, la ville n’offrait guère de place. La cité est devenue terriblement touristique, c’est pourquoi ils vont passer la nuitée dans un camping.
Ils décident alors de longer le Neckar, cet affluent tranquille du Rhin, et découvrent, à 2 km, un charmant camping en bord de rivière.
Il est 17 h, la chaleur est toujours bien présente. Madame Klara se rend à l’accueil. L’hôte, chaleureux, lui propose un emplacement au bord de l’eau. Elle accepte avec enthousiasme, et réserve aussi une baguette et deux croissants pour le petit déjeuner.
La nuitée s’élève à 25 € au camping pour nous trois, avec accès à l’électricité et aux diverses commodités (électricité, sanitaire, eau) en plus de l’épicerie/café.
La traversée de la ville fut un peu chaotique — touristique, vivante, parfois encombrée. Et pourtant, quelle surprise : le camping trouvé plus facilement que prévu, niché dans un coin inattendu. Le gérant, chaleureux. Les voisins temporaires, tout aussi accueillants. Une première halte qui réconcilie avec le voyage.
Le Vieux pont du Neckar.
Nous étions arrivés dans cette commune en fin de journée vers 17 h. Le centre-ville est difficile d’accès en camping-car, et il est impossible de trouver un parking. Nous devons quitter la ville pour nous rendre dans un camping situé à environ deux kilomètres, au bord du Neckar.
LE PONT DU VIEUX SINGE :
Tu es sûre que c’est ici ? demanda Klara, les yeux écarquillés devant le vieux pont enveloppé de brume. Oui, répondit sa Génie en souriant. C’est le fameux pont de Heidelberg. On dit qu’il cache des secrets… Des secrets ? Klara s’approcha, intriguée. Des légendes, des histoires de singe malicieux, de chevaliers et de tonneaux géants. Tu crois qu’on en découvrira une aujourd’hui ? Si tu ouvres grand les yeux et le cœur, la ville te racontera peut-être ses plus beaux mystères.
Klara sentit son cœur battre plus fort. L’aventure commençait.
Ci-contre notre parcours du jour : Alsace Heidelberg
Un havre de paix. Le Neckar s’écoule doucement, bercé par le passage régulier des péniches. Les propriétaires sont accueillants. Une petite épicerie-café ajoute à la douceur du lieu.
Heidelberg : Son Histoire :
« Monsieur Génie : LE SAVIEZ-VOUS ? Un peu d’histoire.Heidelberg, située dans le Bade-Wurtemberg, est mondialement célèbre pour son château romantique mentionné dès 1196. Endommagé par deux fois par la foudre, démantelé, reconstruit, et si malmené qu’on en utilisa les pierres pour bâtir des maisons en ville.
Il n’en reste aujourd’hui que de majestueuses ruines, aux styles gothique et Renaissance, perchées sur les hauteurs boisées. Ses ruines ont inspiré les romantiques allemands, comme Goethe ou Schiller. On y découvre aussi le plus grand tonneau du monde.
Elle est également renommée par son université fondée en 1386, la plus ancienne d’Allemagne. Ci-contre la cité universitaire.
La ville a été un centre intellectuel et romantique, avec une histoire remontant à l’époque celtique et romaine. Elle a été reconstruite après des destructions au XVIIe siècle et est devenue un symbole du romantisme allemand. Son centre-ville, très touristique, a conservé une beauté romanesque, très prisée des écrivains. son église gothique du Saint Esprit, et ses ruines en grès rouge du château d’Heidelberg.
Monsieur Génie : Le saviez-vous ? Us et coutumes : Les habitants valorisent la ponctualité, la précision et une communication directe. Les traditions locales incluent des festivals culturels et des célébrations autour de la musique et de l’histoire.
Habitudes culinaires : Heidelberg propose des plats typiques comme le Spätzle (pâtes aux œufs), le Sauerbraten (viande marinée) et le célèbre dessert Forêt-Noire. Les produits locaux, comme les champignons et le gibier, sont également mis à l’honneur.
Le Camping au Bord du Neckar C’est un joli et paisible camping en bord du fleuve où nous choisissons notre emplacement sur la rive. Les gérants sont très accueillants, sympathiques et affables.
Monsieur Génie : alors qu’il s’apprêtait à brancher le courant sur le secteur : Zut ! La fiche n’est pas adaptée à la prise de courant. Nous passerons la nuit sans électricité.
Madame Klara : Ce n’est pas grave, Génie, nous réglerons ce problème demain. Allons-nous promener jusqu’au port de plaisance. Observons les péniches et autres bateaux naviguer le Neckar.
Appolon : Oh qu’ils sont longs les péniches. Assez pour faire des footings. N’est-ce pas ? Monsieur Génie ?
Monsieur Génie : Oui tu as bien raison. Appolon. C’est curieux comme le bruit de ces bateaux peuvent m’émotionner ! Leur bruit me rappelle curieusement les autres types de véhicules…des véhicules de guerre, comme des chars…
Madame Klara : Curieux pourtant, entre une péniche et un char, cela n’a ni la même fonction ni la même ressemblance. Juste le bruit des moteurs, et hop, tu te retrouves dans ton for intérieur, 48 ans en arrière.
Néanmoins, je peux te comprendre : des voyages en char, la complicité entre toi et tes collègues, tu as vécu des moments très forts. Loin de nous, ta petite famille.
Note pratique de « Le Destrier : Ce 25 avril au moment du départ, le compteur affiche 69600 km. Le plein de gasoil : 60,01 € soit : 1,37 € le l. Nous étions arrivés dans cette belle commune vers 17 h. La nuitée au camping « Heidelberg » 25€.
Génie : Allons, retournons à notre véhicule, installons-nous, et laissons-nous porter par le bruit des moteurs, le glissement des péniches sur l’eau. Cela nous aidera à nous détendre, profitons de la beauté de la nature. Reposons-nous en regardant passer les péniches, les bateaux de croisière, et autres bateaux. Cela nous fera le plus grand bien, ainsi qu’aux cigognes et à Apollon.
Le Neckar nous chante la chanson de tout ce petit monde humain et animalier qu’il transporte à longueur de journée, de mois et d’année. Inlassablement. Doucement, la nuit s’installe, le monde s’endort, des paysages se dessinent.
Plus tard, après dîner, la nuit venue, que les lumières s’éteignent les unes après les autres et que le ciel se garnisse d’étoiles.
Nous nous laissons emporter par-dessus des paysages montagneux époustouflants, enneigés ; où apparaissent les fjords, les forêts de sapins, que parcourent rennes et élans, dirigés par des lutins et trolls dans le ciel. Chut : ce sont les mouettes et goélands qui nous transportent dans leur royaume. Ces oiseaux nous montrent combien nous sommes des privilégiés.
Les étoiles et la lune, sorties de leur devoir de réserve, se sont mises à briller de tous feux, éclairant ces paysages à peine sortis du grand froid de l’hiver. Rien que pour nous. C’est simplement fabuleux.—WOUA ! Woua ! Woua ! —HEIN ?? Quoi ? Que se passe-t-il ? Klara et Génie se réveillent en sursaut. Pensant qu’il s’était passé quelque chose de grave. Les cigognes étaient descendues de leur perchoir naturel toute paniquée ;
Appolon les oreilles en arrière, tant il est stressé de ce retard : Rassurez-vous les cigognes, je n’ai fait que mon travail. Nous allons nous préparer à partir.
Cigo et Cigai furent surpris par ces aboiements inhabituels : Appolon que se passe-t-il ? Pourquoi des aboiements aussi puissants ? Nous n’avons aperçu aucun intrus !
Appolon la tête baissée : Désolé les Cigognes, j’ai tenté de réveiller Klara et Génie en douceur, léché les mains de Klara avec insistance. Rien n’y fit. De plus, j’ai un besoin urgent de rencontrer fleurette. C’est que, contrairement à vous, je ne peux sortir seul. Je dois être accompagné. C’est le règlement des hommes pour les animaux de compagnie.
Cigo et Cigai : Nous te comprenons petit Appolon. Nous ne savions pas cela. Nous les animaux du ciel, avons encore de la liberté. Nous devons en être heureux. Bien que, les hommes rendent aussi notre vie plus risquée dans le ciel. Les temps changent.
Génie s’est levé en sursaut : Appolon, qu’as-tu à aboyer ainsi ? Tu réveilles tous les campeurs.
Klara ouvre la porte, se frotte les yeux, regarde l’heure. Elle n’en revient pas. Tant elle est surprise. Génie, il est temps de se lever, il est déjà 9 h 30. Nous voulions quitter le camping à 8H
S’adressant à Appolon : C’est bien petit Appolon. Tu as bien fait de nous réveiller. Génie t’emmènera faire ta promenade, ainsi tu pourras conter fleurettes, à qui tu rencontres.
A l heure du petit déjeuner :
Cigo : J‘aperçois Klara et Génie qui prennent le petit déjeuner au soleil au bord du Neckar. Appolon qui ne cesse de mendier une miette.
Cigai : HA ha : Il est trop drôle. Il se prend pour un humain ou quoi.
Dommage que nos grandes ailes et notre long bec rouge, bien que monté sur de hautes pattes rouges ne nous permettent pas de nous installer à côté. Trop drôle.
Nous nous contentons de ramasser les quelques miettes qui vont tomber à terre, pour savoir si c’était bon. Ha, ha.
Cigai : Ca y est Klara débarrasse la table, et Génie range table et chaise.
Cigo : Ensemble, ils vont ranger le véhicule, et vérifier que tout est ok.
Après une bonne nuit passée sur la rive du Neckar, rêvant des paysages majestueux norvégiens. Un bon petit déjeuner au soleil, et une douche chaude, nous reprenons la Bundesbahn vers une autre étape : Kassel.
Monsieur Génie :
LE SAVIEZ-VOUS?L’Allemagne en quelques mots : Ce grand pays au cœur de l’Europe a connu bien des bouleversements. Avant 1871, il était divisé en petits royaumes. Puis il s’est unifié, a traversé deux guerres mondiales et a été coupé en deux pendant la guerre froide. Le mur de Berlin est tombé en 1989. Aujourd’hui, il est réuni, moderne et plein de richesses culturelles.
Ce matin-là, Klara, accompagnée d’Appolon, sous les yeux espiègles des oiseaux, règle la nuitée au gérant. Pendant ce temps, Génie prend sa douche et termine l’entretien journalier du véhicule. Nous sommes au bord du Neckar ce jeudi 26 avril 2018 ;et nous nous préparons à quitter ce joli camping « HEIDELBERG » pour l’étape suivante : KASSEL.
Klara et Appolon se rendent à l’accueil régler le propriétaire de ce joli camping.
Jeudi 26 avril, après avoir réglé le propriétaire du camping de Heidelberg, nous prenons la route pour Kassel (s’orthographiait Gassel ou Gaessel jusqu’en 1928).
Cigo : Ca y est ils sont partis ! Déployons nos ailes, et en route pour Kassel.
Ils longent pendant quelques kilomètres le Neckar, puis prenant l’autoroute en direction de Kassel (prononcée « Kassel », qui signifie écouter).
À 10 heures, une courte pause s’impose le temps de faire le plein de gazole, qui s’élève alors 1,20 € le litre, pour un montant total de 60,90 €. Pour nous les cigognes, l heure de trouver un petit en-cas… pour la route.
Appolon comme d’habitude il est bien servi. Parfois nous l’envions.
Anecdote – Et les petites galères du voyage…>Anecdote :Cependant, notre fiche ne semble pas être adaptée à la prise de courant. Nous avions omis d’emporter le chargeur de nos téléphones portables et appareils photo. Le gérant du camping bienveillant, a eu la gentillesse de nous offrir un adaptateur pour l’allume-cigare. « Rassurez-vous, Madame, c’est fréquent. » Un geste simple, mais ô combien précieux. Quant à l’adaptateur rallonge pour le camping-car, Génie se l’offrira plus tard, dans un garage spécialisé. Ces petits tracas du départ sont désormais derrière nous. Comme le dit si bien Virgile Stanislas : « Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions. »
Ce 26 avril à l’heure du départ : Le destrier informe Monsieur Génie du montant du kilométrage de son compteur. — 69834 km Monsieur Génie. Le plein s’élève à 60 € à raison de 1,20 € le litre.
Monsieur Génie:
AIMEZ-VOUS les Légendes ?
Légendes de Heidelberg
Heidelberg est une ville riche en histoire et en légendes fascinantes. Voici quelques-unes des légendes les plus célèbres de cette ville pittoresque :
La légende du Rittersprung : Sur le Grand Altan du château de Heidelberg, il y a une empreinte en forme de chaussure dans le sol. Selon la légende, cette empreinte a été laissée par un chevalier courageux qui a sauté d’une fenêtre du Friedrichsbau pour échapper à une situation désespérée. Certains disent qu’il a sauté pour sauver une jeune kurfürstin surprise avec un noble dans ses appartements, tandis que d’autres affirment qu’un incendie l’a poussé à sauter 1.
Perkeo, le légendaire bouffon de cour : Perkeo était un nain qui servait de bouffon à la cour du Kurfürst Carl Philipp au début du XVIIIe siècle. Il était célèbre pour ses plaisanteries et son amour du vin. Son nom, Perkeo, vient de sa réponse à la question de savoir s’il voulait encore un verre de vin : « Perché no ? » (Pourquoi pas ? en italien) 1.
La légende de l’anneau de fer fendu : Au portail du château de Heidelberg, il y a un anneau de fer avec une fissure. La légende raconte que le seigneur du château cherchait un héritier digne et a mis au défi les prétendants de mordre l’anneau avec leurs dents. Une sorcière aux dents puissantes a tenté de relever le défi et a causé la fissure dans l’anneau 1.
Le tonneau géant du château de Heidelberg : Le château abrite le plus grand tonneau de vin du monde, connu sous le nom de « Heidelberg Tun ». Ce tonneau gigantesque peut contenir jusqu’à 220 000 litres de vin et témoigne de la riche histoire viticole de la région 2.
La prison des étudiants : L’université de Heidelberg possède une ancienne prison pour étudiants, utilisée du XVIIIe au début du XXe siècle pour punir les étudiants indisciplinés. Les murs de la prison sont couverts de graffitis et d’œuvres d’art créés par les étudiants, offrant un aperçu fascinant de la vie universitaire d’autrefois .
Voilà les ami(e)s lecteurs nous allons bientôt arriver à Kassel.
A l’entrée de Kassel. La circulation est très dense.
Nous ne sommes plus qu’à quelques kms de l’aire de service, où nous passerons notre deuxième nuitée depuis le départ. Nous avons effectué 334 kms.